La stagiaire.

Bonjour tout le monde,

Ça y est j’ai un peu de temps à moi et j’en profite pour vous écrire un petit mot…

Je souhaitais juste remercier infiniment l’équipe administrative, l’équipe technique et bien évidemment tous les bénévoles*.

Pour vous donner de mes nouvelles, je suis à Tours pour mon Master et j’habite à deux pas du Petit Faucheux, où passera en octobre Impérial Quartet !

Je vais tenter de poursuivre mon initiation à l’aventure jazz !

En tout cas, merci l’AJMi pour cette jolie aventure humaine et à très bientôt !

 

Fanny R. dite la stagiaire.

(* Les conducteurs d’artistes, les éplucheurs de légumes, les déchireurs de tickets, les  serveurs de bières, les rangeurs de cave, les faiseurs de glaçons, les buveurs de vin, les commentateurs de blog, les preneurs de photos, les vendeurs de disques, les faiseurs de grillades, les monteurs de barnum, les déplaceurs de tables, ou plus généralement les passionnés de jazz!)

Et vous, ça vous fait quoi, le Jazz ?

 

La mer, c’est bien, surtout dans les calanques le 20 Août  avec une eau à une température très très douce…. mais quand on sort, ça pègue et on n’attend qu’une chose : la douche!
tandis que la Sorgue … une eau à 13°, une eau vive, qui ne s’attrape pas, qui ne tient pas en place, qui vous fait la peau rouge et un massage durable. on en sort avec une fraîcheur profonde, la peau douce, et un sentiment de vivre tranquille et remuant à la fois.
Pour moi, c’est ça le jazz !
Un truc qui vous fouette en beauté, et vous fait savoir que vous êtes vivant, et qu’à l’instar de l’eau vive, il n’y a pas deux instants semblables.
Alors, plongez!
Et vous, ça vous fait quoi,le jazz?!!!!
anne marie

QUARTET ? ….. KARTET !

Mardi soir au programme de Jazz à la Tour un quartet de jazz.
Le quartet de jazz c’est une des formule classique du Jazz mais on se doutait bien qu’avec G.ORTI (au sax), B DELBECQ (au piano),  H DUPONT ( à la basse) et S. GALLAND (à la batterie) on risquait d’avoir des surprises…

Et en effet quelle soirée !!

Une musique fraiche, sans cesse renouvelée avec des rythmiques variées et inspirées, des musiciens qui prennent chacun leur place dans la développement des thèmes, une inspiration commune et partagée.

Au début on sentait une certaine rigidité (il faut avouer que le public n’était aussi nombreux qu’espéré ….) mais avec la nuit qui s’installait, petit à petit chacun des membres de KARTET se détendait et même les « éphémères » se sont mis à suivre de leurs ailes les improvisations des quatre musiciens.

A la fin le public était debout, conquis,  sous le charme de cette musique libre, généreuse et créative loin de tous les formatages….

Pour moi c’est la soirée du Festival qui m’a le plus envoutée

KARTET a plus de 20 ans d’age , publié 5 albums tous épuisés et ne se produit que très rarement …. voilà comment fonctionne le monde du Jazz ….

Bernard

 

Dernier Jour …

Toute jeune matinée du dernier jour du festival Jazz à la Tour, 6h30, le jour se lève très doucement, … les jours raccourcissent déjà. Hagarde, j’arrive à la douche … et j’ai oublié la serviette, pas de douche ce matin, on verra plus tard.
7 heures sonnent , j’ouvre une nouvelle fois la lourde grille de l’entrée technique du château, pour saluer Véronique « maîtresse wouwou » (la sécurité) une dernière fois pour cette année, vœux réciproques « rappelez moi l’an prochain! », avant de me retrouver seule dans ce château avec le soleil qui rosit les pierres, la terrasse et les brumes japonisantes qui flottent sur les reliefs, le camping au pied des murailles qui se réveille doucement… Et j’erre toujours mal réveillée avec la cafetière à rincer et remplir pour les amis qui vont arriver, les 40 techniciens, salariés, bénévoles, cuisiniers qui ont soutenu ce festival à bout de bras, d’énergie et d’amour partagé pour le jazz, durant cette semaine .
Le café glougloute doucement, nous n’en voudrons pas à cette cafetière « maléfique » qui a fait sauter l’électricité durant le concert de la veille, déclenchant les poussées d’adrénaline des régisseurs et leur course pour parer à la panne…grâce à leur talent le public n’a rien détecté.
8h, les cloches de l’église toute proche sonnent une nouvelle fois, François arrive, le café est prêt, vite une perfusion avant de raccompagner les musiciens de Médéric Collignon et Journal Intime à la gare.
Suivent Dominique, Gilbert qui a déjà accompagné d’autres musiciens à la gare, lever 5h15… les grilles coulissent encore et encore, Philippe et ses collègues du service technique de la Ville arrivent comme chaque matin, et bientôt les 40 sont bientôt réunis.
Nous allons tous rentrer chez nous, auparavant nous aurons partagé le vin offert par les viticulteurs invités aux soirées, mais avant il y a encore un sacré boulot à abattre!
Nous n’échapperons pas à une certaine nostalgie, mais déjà nous pensons à l’an prochain, et espérons bien revenir hanter une nouvelle fois les pierres du XVIème (siècle).
Au boulot!!!!
anne marie

ART DU JAZZ, ART DE VIVRE ….

Derrière le stand « disques, livres et T shirts » me parviennent musiques et commentaires. Variés, comme il se doit, ce qui me parait être la meilleure forme de reconnaissance pour la musique aussi excitante que diverse proposée par ce « Jazz à la Tour », troisième édition
De ces échanges, une vérité se dégage: lorsque quiconque est confronté à ces musiques il se révèle en mesure d’y réagir . Contrairement à ce que l’on nous raconte ici et là.  Finalement il suffit de s’y laisser aller, de se laisser emporter et, ainsi, voyager à peu de frais. En bonne compagnie, pour une forme de bonheur aussi irrésistible qu’indispensable. Pour vivre heureux, vivons couchés, musique au vent…

Jean Paul R. « Le sage »

Top 10 du Jazzophile en herbe…

Grand concours ouvert par Jean Paul RICARD à l’heure de l’Apéro …
A la demande d’un bénévole affamé de références historiques sur le JAZZ voici les 10 morceaux et/ou album à écouter pour briller dans les discussions ….
Amstrong – West End Blues
Duke Ellington – Black and Tan Fantasy
Parker – Koko , Hot House, Parker’s mood
Gillespie – Night in Tunisia
Monk – Monk Solo, Tinkle, trinkle
Miles Davis – Birth of cool
Art Blackey – Moaning
Quintet Miles Davis – Workin
Coltrane – Giant Steps, Naima
Ornette Coleman – The shape of Jazz

Journal intime, Amarco, Laurent Dehors dans sa petite histoire de l’opéra…

Lundi 13 Août  Jazz à la Tour

Retour à la Tour d’Aigues en ce début d’après midi, sous un ciel d’azur un peu trop triomphant à mon goût, le trajet est long depuis la gare TGV d’Aix, mal indiquée. Claude Tchamitchian et Vincent Courtois, à l’arrière de la berline, devisent tranquillement pendant que Florence me raconte ses émois  au dernier Jazz des Cinq Continents marseillais.

Arrivée sur le site, même pas à la fraîche, on installe avec Jean Paul et Bernard le stand de livres et de disques avec ce plaisir tout particulier de manipuler, d’arranger les couvertures des labels des Allumés, de l’Ajmi series, d’Emouvance. Et puis, on entend les embardées enjouées et profondes de Journal Intime qui  secoue la petite ville alanguie. La jeune scène française soumet des propositions précises, ambitieuses sans être pour autant  » prise de tête », à l’inspiration inventive à partir de leurs musiques aimées: ils hésitent entre « All along the watch tower » de Dylan et une relecture de Jimi Hendrix, inspirée du concert de Berkeley « Hey baby ». Ce qui  nous vaut des compositions subtiles et énergiques, présentées avec conviction par Frédéric Gastard, le saxophone basse du trio ( découvert, il y a déjà quelques années à Marseille, à l’Intermédiaire, avec un groupe de jeunes qui jouaient velus, les dentelles à Mamie).

Journal Intime

Journal Intime dans les rues de la Tour d’Aigues

C’est  encore une fois  tout le mérite de cette programmation  que d’oser inviter des formations comme Imperial quartet, Kami Quintet, Big Four, Journal Intime que le public est heureux de découvrir…s’il a envie de sortir des sentiers battus, des chanteuses ripolinées et formatées, des vedettes d’un jazz un peu facile et d’une « world » music consensuelle, épithète qui couvre un fourre-tout de musiques plus ou moins pertinentes.

Le premier concert commence  tôt  avec le trio acoustique AMARCO, composé à l’alto de Guillaume Roy, au violoncelle de Vincent Courtois et à la contrebasse de Claude Tchamitchian. Sur le fil, ou plutôt sur la corde, tendu et sans artifice. Les musiciens œuvrent de concert, souffrant parfois d’un retour un peu trop venté. Amarco n’évoque pas vraiment le film de Fellini ni la musique de Rota, mais renverrait à l’« arco », à l’emploi de l’archet, à cet univers de cordes sensibles, frottées, à  tous ces pizzicati nerveux…
Chant intérieur de trois complices qui, mystérieusement, construisent devant nous, une architecture de l’instant, plutôt complexe, une musique de chambre où le jazz fait aussi retour. Improvisation dans laquelle il faut se laisser glisser…

Laurent  Dehors

Laurent Dehors, Une petite histoire de l’Opéra.

Coup de théâtre, changement de décor avec une immersion forcément décalée (faisons confiance à Laurent Dehors) dans quatre siècles de l’opéra. Formidable bateleur et musicien non moins sérieux qui écrit actuellement pour l’orchestre symphonique de Rouen (diable de Normand). Comme à l’ordinaire, de blanc vêtu, tout rouge depuis la balance en plein soleil, il arrive sur scène et l’enchantement commence. Jaillissement permanent, dérision contrôlée qu’il s’attaque à l’opéra ou au bal populaire : Dehors livre un jazz transformé, opératique, toujours ludique, en histrion fou, jongleur et homme orchestre. Pourtant, ses différents projets de détournement (de Musiques de cinémas, déjouées par des amis jazzmen à Dommage à Glenn ) ne nous sont plus étrangers. S’attaquer à l’opéra est une évidence pour cet homme de scène, faux dilettante, parfaitement « éclairé ». Il passe à sa moulinette les airs du répertoire de Massenet à Wagner, de La flûte enchantée à Carmen, avec un instrumentarium original (bravo à Sylvain Thévenard, l’homme du son, habile pour harmoniser tout ça). Il en donne une version instrumentale déglinguée, « mutante » qui trouve sa forme organique, hybride, révélant une voix singulière, celle de la chanteuse Anne Magouët qui se tire de toutes les chausse-trappes, dans les passages particulièrement arides ou périlleux («Vissi d’arte » de la Tosca, l’air de la Reine de la nuit…). Une complicité musicale et théâtrale les lie tous, David Chevalier, compagnon de toujours, à la guitare et au banjo, Gérard Chevillon aux divers  saxophones et flûtiaux, Jean Marc Quillet aux percussions, irrésistible en Don José dans le tube « la fleur que tu m’avais jetée » et l’impayable Anglais, le très pince-sans-rire Matthew Bourne au piano.
Allumé par ce sens irrésistible de la scène, du comique, le public en redemande et nous vendrons beaucoup de disques….

Sophie Chambon.

Open Bal @ Jazz à la Tour, dimanche 12 août // Photos de Gilbert Lieval

Open Bal

Open Bal, Jazz à la Tour dimanche 12 août 2013

Laure Donnat & Rémi Charmasson

Laure Donnat & Rémi Charmasson

Open Bal @ Jazz à la Tour dimanche 12 août 2013

Bruno Levée & Rémi Charmasson

Open Bal @ Jazz à la Tour dimanche 12 août 2013

Jean-Baptiste Berger

Jean-Baptiste Berger

Open Bal @ Jazz à la Tour, dimanche 12 août

Laurent Dehors

Laurent Dehors

Open Bal @ Jazz à la Tour dimanche 12 août 2013

Repas : Sylvain Thévenard, Philippe Méziat, Laurent Dehors, Perrine Mansuy, Jean-Paul Ricard & Laure Donnat.

Open Bal @ Jazz à la Tour, dimanche 12 août

Open Bal @ Jazz à la Tour, dimanche 12 août