Festival Off d’Avignon
- Collectif « Ça compte pour Louis »
« L’Usine à papillons »
Conte musical pour tous dès 3 ans
du 8 au 25 juillet / 11h15
Relâches les 12 et 19 juillet / Tarifs : 10€ / 7€
Distribution : Sandrine Rey, comédienne / Perrine Mansuy, piano / François Cordas, saxophone, xylophone, percussions et autres objets insolites
“Il était une fois dans un pays imaginaire… Une Usine à Papillons. Les ouvriers de cette usine sont les habitants de ce pays. On les appelle les “Bossadurs”. Ils vivent une vie bien rythmée et sans histoire… Mais un matin, il y en a un qui ne se lève pas !”
L’Usine à Papillons aborde le sujet de la différence et de ses richesses et invite au voyage à travers différents climats rythmiques, mélodiques, harmoniques où l’improvisation a toujours sa note à dire. Un conte original hors des sentiers
battus du spectacle jeune public. L’Usine à Papillons est étonnant de simplicité, va droit à l’essentiel et laisse toute la dimension à l’écoute et l’imaginaire de chacun.
Une très belle approche de la musique jazz !
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- Compagnie « Vues de ton manège »
« Dieu, qu’ils étaient lourds !!!… »
Rencontre théâtrale et littéraire avec Louis-Ferdinand Céline
du 8 au 25 juillet / 16h15
Pas de relâche / Tarifs : 13€ / 10€
Distribution : Ludovic Longelin : conception, adaptation et mise en scène, avec Marc-Henri Lamande et en alternance Ludovic Longevin et Régis Bourgade.
Construit à partir de différents entretiens que Louis-Ferdinand Céline a bien voulu enregistrer pour la radio dans les années 50, ce spectacle est une passionnante rencontre avec l’un des auteurs les plus marquants du XXème siècle.
Seul sur scène, répondant de nouveau aux questions qui lui furent posées par les intellectuels de l’époque, Céline nous parlera de sa vie, de son enfance, de ses dramatiques prises de position politique, mais aussi et surtout de son écriture et de ce style fameux qui bouleversa la littérature. Face aux spectateurs appelés ici à être les confidents privilégiés, il expliquera sans manière et sans concession l’exigeant travail de l’écrivain aux prises avec son temps ainsi que la passion et la liberté dont il doit faire preuve pour renouveler la langue.
Une étrange rencontre loin des consensus et des coquetteries littéraires…
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- Compagnie “La Queue de la Comète”
“Anitya / d’où ? ”
Théâtre musical / Tout public
du 8 au 23 juillet / 18h40
Pas de relâche / Tarifs : 15€ / 11€
Distribution : Christophe Cagnolari, direction artistique / Performeurs (en alternance) :
Florent Briqué, trompette / Andrew Crocker, trompette / Annelise Clément, clarinette / Aymeric Pin, clarinette /
Géraldine Laurent, saxophone alto (sous réserves) / Stéphanie Chatet, flûte / Benjamin Rando, piano / Lauris Ghirardi, percussions et batterie / Luc Isenmann, percussions et batterie / Aurélie Branger, violon / Luce Goffi, violon / Alexandra Vilain, violon alto / Domitille Sanyas, violoncelle / Eric Mouchot, contrebasse / Cécile Rives, chant (soprano) / Rhym Aïda Amich, chant (Mezzo) / Maud Ivanoff, comédienne / Thierry Jozé, comédien / Maxime Nourissat, comédien / Marina Ligeron, danse / Laurent Patissier, lumière.
Une quinzaine de performeurs - comédiens, musiciens classiques et jazz, danseurs – explorent avec une jubilation contagieuse les plaisirs de la création instantanée. En s’appuyant sur une série de textes courts de Roland Fichet, ils interrogent les matériaux et bousculent les disciplines, dissipent les frontières entre improvisation et écriture, sans restriction stylistique, avec une liberté puisée dans la fraîcheur d’inventer chaque soir de nouveaux parcours. Au devant de la scène, un alchimiste muet façonne cette matière à l’aide d’un langage de composition en temps réel : le Soundpainting. En filigrane, une interrogation sur l’identité, l’origine, l’appartenance : « D’où ? » - « Qu’est-ce que ça peut te faire ? »…
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- Compagnie “Éric & Sylvia Dimicoli”
“Michel Berger, celui qu’on chante” / Variété française
du 15 au 21 juillet / 20h30
Pas de relâche / Tarifs : 15€ / 10€
Distribution : Sylvia Dimicoli, voix / Éric Dimicoli, piano / Pascal Dalmasso, guitare / Chloé Boyaud, violoncelle / Jean-Luc Pacaud, percussions / François Collombon, percussions / Jean-Jacques Devaux, mise en scène
Depuis leur rencontre il y a une dizaine d’années, Éric et Sylvia Dimicoli ont fusionné, dans a musique et dans la vie.
Lui, virtuose du piano, elle qui lui répond de sa voix cristalline et intense.
Ils sont deux chanteurs qui, avec leurs dons respectifs, ont façonné année après année une signature unique, synthèse de talents mélangés aux plus belles influences de leurs modèles.
Autour de morceaux choisis, ce spectacle se veut fidèle à l’esprit de Michel Berger, en évoquant l’univers tendre et solaire d’un auteur compositeur irremplaçable…
Ces deux artistes proches de sa sensibilité musicale, accompagnés d’un quartet, violoncelle, guitare et percussions vous feront revivre les instants forts des mélodies écrites par ce surdoué de la composition.
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Compagnie “Courir les Rues”
“Courir les Rues” / Chanson cuivrée
les 23 et 24 juillet / 21h30
Pas de relâche / Tarifs : 12€ / 8€
Distribution : Jean Baptiste Bridon, trompette, chant / Louis Galliot, contrebasse, chant / Olivier Ronfard, accordéon, guitare, trombone, chant / Maxime Tailliez, guitare, alto, chant
Né à Cergy-Pontoise en 2000, ce quatuor s’amuse autant des mélodies que des mots avec des ritournelles non dénuées d’humour qui se sifflotent gaiement, savoureux mélange d’ambiances. « Poétiquement engagé », le groupe pratique un swing cuivré (trompette, trombone), où s’invitent guitares, accordéon, contrebasse, alto.
Les quatre musiciens multi-instrumentistes chantent tour à tour, mettant le public au cœur de leur spectacle avec un enthousiasme furieusement communicatif !
Courir les Rues présentera à l’AJMi son deuxième album : « De l’autre côté l’herbe est verte ».
Une soirée chanson énergique, à ne pas manquer.
«Un truc terrible !». Yeah !!
www.myspace.com/courirlesrues
www.courirlesrues.com
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Cette année l’AJMI accueille 3 compagnies :
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Compagnie “Ultima Chamada” présente “A Love Supreme – In memoriam John Coltrane”
Du 10 au 22 juillet à 16h15
Pas de relâche
Tarifs : 15 € / 10 €
Réservations : 06 25 63 86 90
Adama Adepoju, comédien / Sébastien Jarrousse, saxophoniste, ténor et soprano / Olivier Robin, batteur / Jean-Daniel Botta, contrebassiste.
Un patron d’une boîte de Jazz derrière son bar, un saxophoniste, un batteur, une contrebasse, qui jouent les
premières mesures de Crescent, l’une des compositions du “Maître”, du “Sorcier”… et c’est toute la chaleur suffocante de ce jour de juillet 67 qui revient, ce jour où John Coltrane est parti saluer les anges après avoir réveillé les âmes des pauvres mortels lors de concerts mythiques. Les souvenirs affluent et ne demandent qu’à être partagés, mêlés de Jazz, pour “faire sentir l’amour du monde, un amour suprême”.
À visiter > www.ultimachamada.fr/
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La compagnie “Vues de ton manège” présente “Les rumeurs de ma main”
Théâtre musical et culinaire
Du 12 au 21 juillet à 18h30
Pas de relâche
Tarifs : 10 € / 7 €
Réservations : 06 23 44 02 83 / 06 30 36 91 45
Gaël Mevel, musicien-cuisinier, piano, bandonéon, auteur / Thierry Waziniak, musicien-cuisiner / Marc-Henri Lamande, comédien.
Dans ce théâtre musical et culinaire opèrent un acteur et deux cuisiniers-musiciens, autour d’un texte de Gaël Mevel sur la cuisine et la magie du geste, l’amour et la mémoire. Un homme cuisine pour une femme, nous parle de ses gestes d’amoureux, de cuisinier, et découvre qu’il peut faire renaître grâce à eux le passé de cette maison. Thierry Waziniak et Gaël Mevel, devant leurs instruments de cuisine nous font découvrir en les rendant à l’audible les plus fins murmures de la cuisine et leurs secrets. Marc-Henri Lamande crée avec eux un langage commun aux sons et aux mots, une musique commune aux mots et aux gestes.
À visiter > www.gaelmevel.com/
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L’Orchestre Ducoin présente “The original Ducoin’s Touch”
Du 15 au 30 juillet à 22h30
Pas de relâche
Tarifs : 10 € / 7 € / 5 € (- de 16 ans)
Réservations : 06 20 78 83 99
Sébastien Rouiller alias Hugo Ducoin : composition, direction, saxophones / Benoît Caillault alias César Ducoin : contrebasse, banjo / Matthieu Desbordes alias Pédro Ducoin : batterie, wurlitzer / Thomas Quinart alias Angelo Squillaci : saxophones, flûte, scie / Catherine Rochet alias Blanche de Cache String : accordéon, chant, trombone / Gaël Riteau alias Mulud : trompette, bugle, chant / Cyril Solnais alias Christian Ducoin : trombone, animation,
Orchestre impertinent de musiques variées, ce combo acoustique donne à entendre et à voir un concert survolté de compositions originales, pièces de caractère, rumba nonchalante, polka techno…
Son répertoire personnel et éclectique servi par sept musiciens en grande connivence et emmené par un chef mégalomane et sarcastique, cultive l’amour de l’humour, l’adresse public et l’invitation à la danse. Dans un style inclassable, souvent déroutant, l’Orchestre DUCOiN fait de chaque concert une performance orchestrale. Un UNIVERS RETRO KITCH à tendance POST MODERNE pour une soirée décomplexée.
À visiter > www.compagnieducoin.com
> et venir découvrir leur préparation au Festival OFF d’Avignon
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Et nous soutenons également ces spectacles :
Le Collectif “Ça compte pour Louis” présente “L’Usine à papillons”
Conte musical pour les enfants de 4 à 12 ans
Collège Joseph Vernet
Tous les jours à 9h45
Pas de relâche
Réservations : 06 61 71 99 63
Perrine Mansuy, piano, composition / François Cordas, saxophones, percussions et autres objets insolites / Sandrine Rey, comédienne
Ces trois artistes sont réunis pour la première fois autour de ce projet né d’une envie d’amener les enfants et les plus grands à se laisser transporter dans leur imaginaire par la musique.
Un conte musical tout public à partir de 4 ans qui parle de la différence et de ses richesses, raconté par deux musiciens et une comédienne.
L’Usine à Papillons invite au voyage à travers différents climats rythmiques, mélodiques, harmoniques où l’improvisation a toujours sa note à dire…
Instruments : piano, saxophone, xylophone, percussions et autres objets insolites…
Il était une fois dans un pays imaginaire… Une usine à papillons où travaillent tous les habitants du pays.
On les appelle les “Bossadurs”. Ils vivent tous au même rythme. Ils se lèvent tous les matins à 7 heures, prennent leur “flotille”, boivent leur “gloupa-ups”, se brossent les “chiquettes” et partent travailler à l’usine à papillons. Les “bossadurs” vivent une vie bien rythmée et sans histoire… Mais un matin… Il y en a un qui ne se lève pas !
À visiter > http://www.usineapapillons.com/
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Dans le cadre de l’opération “Vaucluse en scène”, deux concerts de jazz et musique improvisée (avec le soutien de l’AJMI)
Mercredi 16 juillet à la Cour Saint-Charles
Réservations : 06 30 22 85 86 (ADDM 84)
> 19h00 : Duo Michèle Véronique (violon) / Agnès Binet (accordéon)
> 20h00 : Trio Véronique Mula (saxophone) / Bernard Santacruz (contrebasse) / Samuel Silvant (batterie)
25 Réponses à “Festival Off d’Avignon”
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Tout comme Michèle B. faites-nous une petite chronique de votre festival!
Festival 2008, déjà !!!
Vous avez vu, plus de 1000 spectacles dans le Off ?
Et la tête qu’on a, sur la photo obligatoire prise par un employé peu inspiré, pour la carte du Off ? On a du mal a se reconnaître soi-même…
Navrant, cette idée…!?
Maestro de Hrafnildur Hagalin. Le Chêne Noir. 15h00
Bof !
Un jeune couple de musiciens reçoit la visite de leur ancien professeur, on comprend vite qu’il a été l’amant de la jeune femme..
La jeune femme, jouée par Sarah Biasini, fille de Romy Schneider, m’a-t-on dit. Oui, eh bien, elle n’a pas le talent de sa mère : un seul registre, le ton geignard/pleurnichard, crispant, à force…
Le décor, banal mais la bande son agréable, des airs de guitare.
Je me suis ennuyée très vite et j’avoue avoir été distraite : j’ai regardé le mur sur lequel je m’appuyais, le plafond avec les projecteurs, les gens devant…
En résumé, je n’ai pas aimé mais le public a applaudi…
Alors ?
3 pièces de Murray Shisgal : Les Halles. 19h30
Le Vieux Juif
Les Marchands
74 Georgia Avenue
Ah, voilà du bon théâtre ! Du très bon, même.
L’auteur a été découvert et mis en scène par Laurent Terzieff, dans les années 60. Pour lui, Shisgal prolonge Beckett et Ionesco, entre autres.
Dans un entretien (L’avant-Scène) M. S. dit “Je suis juif. Je suis new-yorkais. J’écris avec humour. Et je suis circoncis. Oui “
Stéphane Valensi, comédien, s’est fait pour ces 3 pièces traducteur et metteur en scène.
“ Il s’agit surtout de la mémoire, l’oubli, le déracinement, l’immigration vus à travers le prisme de la communauté juive”
Imprégné de l’œuvre, il en fait un spectacle remarquable qui nous touche profondément.
La 2ème pièce évoque les grands burlesques: Charlie Chaplin, Laurel et Hardy…
Les comédiens, la mise en scène, tout est parfait
Quel plaisir alors, d’être au théâtre !
Je veux qu’on me parle. Louis Calaferte. Les Halles. 17h00
Vous savez toute l’admiration - ô combien méritée – que je porte à Alain Timar, metteur en scène de grand, très grand talent.
Là encore, il étonne, émeut, amuse, fait réfléchir…
Série de pièces courtes et de textes, joués avec jubilation et un entrain communicatif par 3 comédiens inspirés, capables de tout faire, dans n’importe quel registre, en osmose parfaite avec leur metteur en scène…
Les idées de mise en scène, le décor, la musique, les costumes, tout étonne, tout fait sens, et on oscille entre le drôle et le tragique. On écoute, on regarde, on est subjugué, charmé, amusé, choqué, confronté à nos propres contradictions.
“À travers une histoire où l’humour noir le dispute à la dérision, au sarcasme, au blasphème, à l’autodérision mais aussi à la fraternité et au sourire empathique ces 3 frères humains… vont jouer la comédie et la tragédie de la vie” A. T.
Et à voir aussi…..
L’exposition de Ernest Pignon Ernest : Extases
Rue Saint Charles, ancienne chapelle. Entrée libre
7 portraits de femmes, grandes mystiques
C’est magnifique : les dessins, la scénographie…
Plaisir des yeux, plaisir de l’âme…
La Confidence des Oiseaux, Migration d’été. Théâtre des Hivernales. 10h00
Les oiseaux sont les partenaires des danseurs, non pas dressés mais comme invités, ils participent selon leur bon vouloir et volent souvent la vedette aux danseurs eux-mêmes. Mais c’est construit : ils viennent par groupes ou seuls (formidable duo d’un corbeau avec une danseuse) Les oiseleurs sont en coulisses et les dirigent.
C’est d’une poésie absolue, on est pris sous le charme, attentifs et émerveillés…
On admire aussi la prestation des danseurs, en accord parfait avec les oiseaux.
C’est un spectacle original, unique, faites-vous plaisir, allez-y. Réservez !
Nos Limites. Théâtre des Hivernales. 15h00.
Les limites, celles que l’on subit et celles que l’on trace…
Appartenir à un groupe, une communauté mais tenter peut-être d’aller voir ailleurs…
Seul décor, une cage qui va être investie, occupée, dont les danseurs s’évadent pour y revenir…
C’est beau, c’est fort, c’est puissant, c’est magnifique !
On est happés, emportés, admiratifs.
Superbe, vous dis-je : les danseurs sont extraordinaires.
Et quand ça se termine, on voudrait que ça dure encore
Là aussi, que du plaisir. Allez-y ! Réservez.
Erendira. Le Chien qui Fume. 11h00.
2ème partie du diptyque dont la première était Macondo. Présenté en 2007.
C’est d’après une nouvelle de Gabriel Garcia Marquez
Même troupe, même metteur en scène.
Pour moi, Macondo était un des plus beaux spectacles de l’an dernier
On peut voir l’un sans avoir vu l’autre.
C’est baroque, étonnant, beau et terrible à la fois.
Histoire : une grand mère indigne oblige sa petite fille à se prostituer !
Mais grâce au décor, au son, à la chorégraphie, aux comédiennes, aux effets spéciaux, on est captivés, emportés là aussi, dans un monde incroyable et onirique.
Je vous donne le nom du metteur en scène car son travail est remarquable: Sarkis Tcheumlekdjian.
Vous voyez, pas facile à se rappeler !
Je vais essayer de l’écrire plusieurs fois, de le répéter, de m’entraîner car vraiment, il mérite qu’on s’en souvienne !
C’est déjà plein. Réservation obligatoire
Sublim’intérim. Les Halles. 14h00
Après ces 3 merveilles, le spectacle semble un peu fade.
Sympathique, oui, mais sans plus.
Les comédiens sont aussi chanteurs, musiciens, danseurs
L’histoire est celle d’une famille, ancrée dans notre époque.
Texte collectif, écrit à la Chartreuse de Villeneuve
Du même metteur en scène, j’avais préféré Vienne1913.
Rapport sur moi. Grégoire Bouillier. Les Halles. 14h00
Jolie surprise.
Mikaël Chirinian est la voix de Grégoire, qui raconte ces expériences, ces drames, ces déceptions qui sont notre lot à tous
Texte très personnel, très bien écrit, les mots sont justes, style élégant, passé simple et subjonctif imparfait, humour subtil et décalage , on sourit et on s’attendrit.
Le comédien, parfait, tout en retenue, œil vif, sourire lunaire, crée très vite une empathie certaine.
Il parle de lui mais aussi de nous…
Le décor est simple mais astucieux, servi par des objets quotidiens.
Bravo aussi au metteur en scène : Anne Bouvier
La salle (la chapelle, jolie et intime dans ses proportions) se prête merveilleusement à ce style de spectacle.
Allez-y, vous passerez un très bon moment ! C’est plein, réservez !
La Brasserie de l’univers. Roland Dubillard et Jean Michel Ribes. Le Petit Louvre. 12h40
Non sens, absurde : on rit, bien sûr
Les comédiennes, surtout, ont une présence, une complicité certaine avec le texte.
Les comédiens sont un peu “fatigués”
évidemment, il faut aimer ce genre de texte !
Il y a une partie de ping pong désopilante que je ne suis pas près d’oublier
Un bon moment encore….
Battements de Cœur pour Duo de Cordes. Jean-Luc Annaix. Les Lucioles. 18h40
Je l’avais déjà vu et A-DO-RE.
Rien à dire de plus, c’est excellent, les comédiens qui chantent et dansent, en accord parfait, l’accompagnement au piano, les chansons…
Je n’ai pas assez de superlatifs…
C’est une comédie musicale, et elle remplit son rôle : divertir sans retenue, ce n’est que du bonheur
Mais vous avez compris que c’est très très bien ?
De temps en temps, voir un spectacle de cette qualité, vraiment, ça fait du bien !
Essayez, allez-y…et vous me direz !!!
Non, vous me le chanterez…
Michèle B.
Courtes de Jean-Claude Grumberg. La Condition des Soies.17h50. Jours pairs
De petites saynètes au texte cruel et drôle, des phrases qu’on a pu entendre ici ou là et qui révèlent la méchanceté, la bêtise des hommes. C’est le pouvoir des mots et surtout des pensées qui les amènent. Attention, tout ça peut être dangereux…
La mise en scène est originale et les comédiens sont épatants, en décalage, pour qu’on saisisse encore mieux la portée de ce qu’ils disent.
C’est vraiment très bien, j’ai beaucoup aimé.
La même troupe présente des textes de Bertolt Brecht, les jours impairs et j’ai envie d’aller les (re)voir.
C’est complet, il faut réserver !
Opa Tsupa ! La Condition des Soies. 21h
Ce sont d’excellents musiciens.
Mais quand on entre dans la salle, ils ont fait brûler de l’encens (ambiance) et comme le lieu est petit, mal aéré, la gorge gratte et les yeux piquent. Forcément, ça indispose.
Et puis, ils veulent justifier leur nom “Le Trio Vagabond”.
Donc les costumes, c’est n’importe quoi et le décor, c’est n’importe comment.
De pauvres hardes, et de petites choses.
Non, il faudrait faire un effort, quand même !!!!
Mais de bons moments de bonne musique.
Alors, j’ai gardé pour la fin le meilleur, le superbe, l’excellent, le jamais vu !!!
Ce pur bijou qu’est
Eaux-les Bains. La Luna. 10h45
C’est un spectacle visuel, très peu de mots “voilà, voilà !!!” “alors, alors” : ce sont des exemples…
Un couple d’amoureux charmants accueillent des curistes dans leur établissement.
L’eau n’en fait qu’à sa tête et se trompe de conduit, les objets ont une vie et sont très capricieux, tout se déglingue, pour notre plus grand plaisir. Et pendant la cure, des amitiés se créent, des idylles aussi…
Les comédiens, incroyablement à l’aise, se dénudent, jouent de leur physique, le grand, le gros, le mince… et l’ahuri
On pense à Tati mais puissance 10
Les costumes, les décors qui changent à vue sont excellents aussi, bien sûr.
Le rythme et le comique s’installent peu à peu : d’abord, on sourit puis on éclate de rire, et après, on n’arrête plus !!!
Que d’invention, de drôlerie et de poésie !!!
Je vous jure, quand on sort de là, on se sent heureux, incroyablement.
ALLEZ-Y C’EST FORMIDABLE. C’EST PLEIN. RESERVEZ
Minuit Song. de Jean-Luc Annaix. Les Lucioles. 16h40
Jean-Luc Annaix, il faut retenir son nom. Il est aussi l’auteur de Battements de Coeur… qui se joue dans le même théâtre et dont j’ai parlé précédemment. Si, si, j’adore ce qu’il fait !
2 fées se trompent une nuit pour leur remise de dons (elles ont oublié un bébé) et sont mises au placard.
Oui, dit comme ça, n’est-ce pas…
Mais c’est chanté, dansé, parfaitement mis en scène.
Très bien écrit (ni effet facile ni vulgarité : ça se remarque !) inventif, charmant donc bonne humeur et plaisir garantis.
Oh, j’adore ces fées là, râleuses, gaffeuses, qui vont boire un petit coup pour se remonter le moral…
Allez voir au moins un des deux spectacles, ça fait du bien, je vous assure.
C’est complet, réservez.
Et voici le spectacle qui ne ressemble pas aux autres, ce n’est pas du divertissement, loin s’en faut mais c’est un autre plaisir, celui de la découverte, à l’écoute des mots dictés par l’intelligence.
Merci à l’ami qui m’a dit….
La Disputation de Barcelone. De Serge Dekramer. Le grand Pavois (ancien dojo). 19h15
Controverse très célèbre qui a eu lieu en 1263 à Barcelone. En présence du roi Jaime d’Aragon entre Moshé Ben Nahman, exégète talmudique et Paul Christiani, dominicain juif apostat. Il en est resté des textes en hébreu et en latin.
Il faut saluer le travail énorme de Serge Dekramer, traduction, écriture : il donne à entendre un texte clair, presque contemporain, on comprend bien ce qui oppose les 2 hommes qui se parlent et qui ne seront jamais d’accord.
On voit la certitude crispée des chrétiens face à la certitude tout aussi inébranlable mais calme et sereine de l’homme juif.
Et on découvre Jaime , ce roi dont je n’avais jamais entendu parlé, contemporain de Louis IX, roi de France, qui eut envers les Juifs de son royaume, des positions plus radicales.
Jaime, roi oecuménique, aimant ses sujets, tous ses sujets et leur donnant sa protection et son soutien.
Franchement, on est étonné par son humanisme, ses paroles de paix et de bienveillance.
Beau texte, très bons comédiens, habités par le texte justement, beaux costumes, décor sobre, mise en scène classique, succession de petites scènes pour donner du rythme, changements illustrés par la musique de cette époque puis par la voix très belle d’une femme passant sur la scène.
Très beau travail : ils méritent plus, beaucoup plus que les quelques personnes qui sont là.
Je vous dirai donc d’y aller même si ce n’est pas du divertissement, car ça fait du bien aux cellules grises…
Essayez, vous verrez, vous serez comme moi, étonnés et ravis…
Les hommes ne veulent plus mourir. De Juliette Speranza. La Luna.18h50
Histoire d’une femme et de sa folie…
Je n’ai pas réussi à entrer dedans. Suis restée au bord…
Vous savez, quand, à la télé, on vous montre des horreurs, des gens bien malheureux et qu’on a l’impression qu’on veut absolument vous tirer des larmes…
Certaines fois, l’effet inverse se produit : vous êtes gênés, irrités, mal à l’aise, vous changez de chaîne…
Ou vous arrêtez de la regarder, la télé…
Je n’ai pas aimé non plus la comédienne, son physique, sa voix, mais c’est un rôle difficile, ce personnage follement égocentrique.
Seul instant crédible : les mots dits par l’enfant, en voix off, tout est juste, alors…
Dans le public, des personnes étaient réellement bouleversées et d’autres, comme moi… dubitatives
À tous ceux qui. De Noëlle Renaude. Espace Alya. 12h15
Alors là, oui, j’ai aimé, tout, sans restriction : le texte construit comme un puzzle, la mise en scène subtile, inventive, les comédiens, jeunes, beaux, parfaits, tous à l’unisson.
Réunion de famille fin des années 40. Les petits et les grands tourments, les joies, les rancunes, les souvenirs, les espoirs…
Chaque personnage construit le récit.
Et les comédiens sont tour à tour enfant, adolescent, trentenaire, etc.
Et ça marche, on les écoute avec une grande attention ! Sourire aux lèvres. Car c’est vraiment drôle, aussi !
Au risque de me répéter, j’insiste : c’est un très beau travail d’écriture et la mise en scène est à son niveau, originale et surprenante, elle le sert parfaitement.
Je ne veux pas en dire plus, allez vite découvrir et savourer, c’est excellent !
La salle est petite donc remplie donc il faut réserver!
Michèle B.
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- Moi Anna Politkovskaïa (11h00 Espace St Martial) : j’ai beaucoup aimé le texte et la comédienne a une sacrée présence
- Crise Carmen (12h30 Alizé) : bof
- Molière et son dernier sursaut (12h30 Espace Alya) : très très amateur
- Résister c’est exister (13h00 Collège de la Salle) : LE SPECTACLE A NE PAS RATER. Un comédien extraordinaire qui joue une vingtaine de personnages, une mise en scène “coup de poing” et on sort de là vraiment sonné. Réservation indispensable.
- Paris Séville mon amour (13h30 Pulsion théâtre) : jolie idée mais un peu léger
- Happy birthday daddy (14h00 Roi René) : là aussi un grand coup de poing et un comédien dont on se souviendra.C’est aussi très émouvant. À ne pas enchaîner avec “résister c’est exister” !
- Pas perdus (14h00 théâtre des Doms) : très joli spectacle assez “décalé” (jonglage poétique, acrobaties …)
- En suivant les pointillés (14h10 Manufacture) : jolie idée. Dommage que le début peine un peu à se mettre en place
- La maîtresse (15h00 Collège de la Salle) : je me suis ennuyée à mourir, je n’ai aimé ni les comédiens ni la mise en scène (inexistante) mais peut-être que j’étais fatiguée ?
- Nos limites (15h00 Hivernales) : Une troupe formidable de jeunes danseurs hip-hop
- Récits de bain (15h40 Manufacture) : Les mêmes qui jouaient l’année dernière “récits de lit”. Moins de gestuelle que dans leur précédent spectacle mais très belle écriture, très sensible
- L’enseigneur (16h00 Balcon) : Tout formidable (texte, comédienne, m.en s.)
- A love supreme (16h15 Ajmi) : Pour les amoureux de Coltrane
- Minuit song (16h40 Lucioles) : Joli divertissement
- Klinke (17h00 Collège de la Salle) : un charmant couple de jeunes italiens. Cirque poétique et original
- L’effet papillon (17h40 Chien qui Fume) : sympathique
- Les tableaux d’une exposition (17h40 Balcon) : J’ose dire que je me suis royalement emmerdée ?
- La pluie avant croquemitaine (18h10 Présence Pasteur) : Premier monologue très poignant mais après j’ai vraiment eu du mal… Dur dur…
- Othello théâtre urbain (18h20 Collège de la Salle) : Plein d’idées mais dommage que les comédiens ne soient pas à la hauteur des (formidables) danseurs hip-hop . Leur précédent spectacle “pas de quartier” était beaucoup plus abouti
- L’authentique histoire de la comédie musicale (18h30 Grenier à Sel) : autant j’ai aimé les 2 autres spectacles de cette compagnie (minuit song et battements de coeur), autant j’ai trouvé celui-là nul. D’ailleurs, c’est un spectacle quand les comédiens lisent leur texte ?
- Battements de cœur pour duo de cordes (18h40 Lucioles) : Réjouissant, très beau travail et idée originale
- Federico, l’Espagne et moi (19h10 Chien qui Fume) : Vraiment inattendu ! Daniel Prévost extrêmement émouvant dans un spectacle très personnel. Rien à voir avec le comique qu’on connaît. Une petite réticence quand il chante….
- Fractal (19h15 Espace Pasteur) : Un spectacle juste avec 10 doigts. Magnifique mais on reste un peu sur sa faim
- Public or not public (20h00 Cour du Barouf) : Rigolo. Les jeunes adorent. Les moins jeunes passent quand même un bon moment (mais 1/2 h de trop). Pédagogique sur l’histoire du public
- Claquettes jazz (20h20 La Luna) Très réjouissant pour ceux qui s’intéressent à l’historique des claquettes
- Modestes propositions (21h55 La Luna) : Propositions (faites avec beaucoup d’humour) pour lutter contre la surpopulation qui menace notre planète. On a du mal à croire que ces textes aient été réellement écrits (sans humour) par Platon, Swift, Darwin etc
- L’épilogue à l’homme qui danse (22h15 Chêne Noir) : Uniquement pour les fans de Caubère. Décevant par rapport à ses autres spectacles. La 2ème partie (la mort d’Avignon) est mieux que la première
- Le voyage de Filiberto Tula (22h15 Ateliers d’Amphoux) : Joli spectacle musical
- Le premier (22h30 Albatros) : Une pièce que j’aime beaucoup. Une jeune troupe formidable. Très beau travail de mise en scène, plein d’idées et de rythme
- Eaux les bains (10h45 La Luna) : super spectacle (presque) sans paroles. Vision désopilante du thermalisme quand tout se déglingue… Une petite merveille… Réservation obligatoire. Attention : dernière le 29 juillet
- Et Elsa boit (12h20 La Luna) : Beau monologue, beau travail sur les mots et le langage en général, comédienne attachante
- Duo pour Dom Juan (13h5 Le Petit Louvre) Version “pitch” : c’est l’histoire d’un mec qui …. Deux comédiens pour jouer tous les rôles (en raccourci). Ca commence bien mais ça tourne un peu en rond et c’est finalement longuet
- Parfums d’intimité (17h La Luna) : Spectacle oublié dans le programme du off et c’est bien dommage. Mise à nu des sentiments de deux anciens amants (homosexuels). Très bouleversant
- Kiwi (11h15 La Manufacture + navette) : Très étonnant spectacle essentiellement filmé (en direct). Vidéo, ombres, théâtre, pour relater la vie d’errance de 2 jeunes enfants des rues, dans une ville “nettoyée” en vue des prochains jeux olympiques…
- Beyrouth adrénaline (13h00 La Manufacture + navette) : Une bonne idée au départ : les vies parallèles de plusieurs frères et sœurs, certains à Beyrouth, d’autres à Paris. Très intéressant même si ça peine un peu au démarrage
- Schopenhauer et moi (15h25 La Luna) : Alors là, à lire les (très bons) extraits de critique, je me demande vraiment si on parle du même spectacle !
- Toi tu serais une fleur et moi à cheval (17h40 La Manufacture) Sympathique et original, un peu l’univers de Gondry (et pourtant je n’en suis pas fan !)
Anne L.
Noces de Sable. De Didier Van Cauwelaert. Palais Royal. 14h30
C’est bien écrit, c’est bien joué. Mais sans surprise.
On passe un bon moment mais les sièges sont inconfortables et surtout, on a une mauvaise visibilité car la salle, refaite à neuf, n’a plus de gradins et dès le 3ème rang, on se tord le cou pour voir, on ne voit la scène que par petits bouts, c’est très gênant.
Dans la Solitude des Champs de Coton. De Bernard-Marie Koltès. Le Vieux Balancier. 11h00
J’ai regretté de n’avoir pas le livre, j’aurais préféré lire plutôt que d’assister à un spectacle si ennuyeux, sans mise en scène (à part une idée, au début) et les comédiens, moyen, moyen.
J’avais entendu dire grand bien d’un des comédiens, justement. Bizarre…
Poussiéreux comme la salle, petite et sentant le moisi…
Résister, C’est Exister. Alain Guyard. Collège de la Salle. 13h00
À partir de textes authentiques relatant des comportements héroïques durant l’Occupation.
Mise en scène brillante, acteur faisant une performance, à changer si souvent de costume, la bande-son ajoutant à l’émotion : tirs de mitraillettes, bruits d’ambiance, les trains, La Marseillaise, Le Chant des Partisans…
C’est de la très belle ouvrage oui, mais…
C’est un sans faute, consensuel, évidemment. On ne sait qui on applaudit, à la fin : les héros disparus, l’acteur qui se donne, l’émotion suscitée à grand renfort d’effets, presque trop…
Très bel exercice du devoir de mémoire.
Mais je suis restée un peu en retrait, je ne sais pas pourquoi, du mal à dire…
Petit Songe d’Une Nuit d’Eté. D’après Shakespeare. La Condition des Soies. 15h30
Ils dansent, ils chantent, ils s’amusent… L’intrigue est peut-être un peu compliquée pour les enfants.
Dans le genre, je préfère La Flûte Enchantée, aux Béliers, beaucoup plus beau et réjouissant.
Grand’ Peur et Misères. De Bertolt Brecht. La condition des Soies. 17h30
Mise en scène, Antoine Chalard.
C’est la même troupe qui joue les spectacles musicaux à 15h30 et Courtes de Grumberg.
Quel travail !
Et là, petit bijou, caustique, drôle, effrayant, des textes mis en valeur par une mise en scène intelligente, millimétrée, inventive et des comédiens inspirés. Bravo !
Si vous avez le temps, allez-y. Réservez !
L’Orchestre du Coin. L’AJMI. 22h30
Ce sont d’excellents musiciens, ils jouent ensemble depuis une dizaine d’années, ils utilisent des instruments classiques et des trucs qui font du bruit. Capables d’improviser, de délirer et de se retrouver, absolument raccord, dans une explosion de musique. Ils savent tout faire, changent d’instrument, chantent (très beaux moments)
Spectacle surprenant et drôle.
Parfait pour vous réveiller en fin de soirée.
Et après, on peut boire un verre avec eux…
Allez-y, vous verrez et surtout, vous entendrez quelque chose d’inhabituel…
Et pour la fin, je le garde, je le réserve, c’est, pour moi, le meilleur spectacle, celui qu’on n’oublie pas…
Je suis sortie sonnée, l’estomac en vrille, la gorge nouée… Incapable de parler… Alors, je ne sais comment vous dire…
Gilles et La Nuit. De Hugo Claus. Les Halles. 17h00
Texte absolument magnifique. Traduction de Jean Claude Carrière.
Bravo au metteur en scène : Alexis Golain. Et le décor, et l’accompagnement musical…
Bravo, mille fois bravo au comédien : Olivier Massart.
De sa geôle, Gilles de Rais, vitupère, apostrophe, nie tout ce qu’on lui reproche. Incroyable d’orgueil et de suffisance… Drapé dans sa morgue et son arrogance… Mais le temps de la confrontation avec ses juges, il va se révéler. Peu à peu, il va se dévoiler, se mettre à nu devant nous. Au propre comme au figuré.
Il ne cherche pas à apitoyer ni à se trouver des excuses impossibles… Il est à la recherche de sa vérité… tourmenté par ses démons.
Monstre, bien sûr mais homme aussi, blessé profondément et sincère quand il évoque Jeanne, sa “petite sœur” ou “le vieil homme” de son enfance.
Le comédien est remarquable, exceptionnel, il est Gilles, avec la folie qui affleure, qui l’envahit. Qui dit des choses épouvantables, sans tomber dans le sordide, à la limite du supportable et par son talent, nous force à écouter… Toujours sur le fil du rasoir…
Je ne vous en dis pas plus : j’ai été surprise, estomaquée, choquée et admirative, très sincèrement.
Du très grand théâtre !
Que dire enfin ? Que c’est un texte dur ? Oui, bien sûr ! Alors, âmes sensibles s’abstenir ? Mais c’est un superbe spectacle !
Alors, allez-y, réservez ! Finissez le Festival par cette sublime apothéose !!!!
Michèle B.
Le premier spectacle que j’ai eu la chance de voir dans le IN est
La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres
Mise en scène Amos Gitai
Carrière de Boulbon. 22h
C’est un texte écrit il y a 2000 ans par Flavius Josèphe.
Juif de haut rang, prisonnier des Romains, sorti de captivité pour écrire, prenant un nom romain, il fut chargé de raconter les triomphes des vainqueurs et entre autres, le siège et la chute de Jérusalem.
Donc, c’est un récit !
Alors, comment capter, et garder l’intérêt des spectateurs sur cette histoire ancienne ?
Les voix ! Celle de Jeanne Moreau, d’abord, sublime, magnifique, qui charme et envoûte.
D’autres comédiens vont se relayer pour évoquer les paroles de Vespasien (voix magnifique aussi), Titus ou Eleazar…
Les voix se répondent, se chevauchent , se font écho l’une à l’autre et on entend des langues de notre temps : Français, Hébreu, Yiddish, Arabe, Anglais.
Un petit groupe de musiciens accompagne le texte, 2 chanteurs apportent tour à tour une pause, une respiration : une jeune femme à la voix pure, presque céleste et un homme à la voix puissante, chantant a capella. Superbe.
Mise en scène simple et limpide, utilisation de structures hautes pour y placer les chefs romains, Jeanne Moreau au milieu de la scène, assise à une table, face au public, d’autres comédiens s’appropriant une partie du récit comme simples témoins.
Le décor : la carrière de Boulbon, si minérale, on ne peut faire mieux
Le récit. Bouleversant - les mots sont justes, précis- il parle de la faim, de la souffrance et de la mort, il nous renvoie à d’autres histoires de siège, de guerre, le thème est hélas éternel…
Durée : deux heures, l’attention sollicitée par le regard, l’écoute, le temps passe vite !
Très beau spectacle, chaque détail apporte du sens, rien n’est dû au hasard…
Maguy Marin
Gymnase du lycée Aubanel. 18h.
Je ne sais si on a donné un titre à ce spectacle…
Sur une scène à peine éclairée, les danseurs (?) commencent à réciter un texte : c’est La Guerre de Troie
On peut penser que c’est comme une introduction, une mise en place, mais non !
Au bout d’un certain temps (!) on réalise que ça va être ça, le spectacle !
Une histoire à plusieurs voix, avec plusieurs langues, des voix qui se chevauchent, qu’on a parfois du mal à comprendre, des danseurs (?) qui se déplacent à peine, tout en disant le texte d’Homère…
Le décor : sur scène, un étalage de tissus variés, dont les danseurs (?) retireront lentement chaque strate…
Argenté d’abord, le tissu évoque la mer ; doré, la puissance ; rouge, le sang et à la fin, on découvre sur le sol, des armures vides : les cadavres.
Le récit, mythique. Il évoque les héros grecs, les dieux et les déesses, personnellement, le récit des blessures de tel ou tel, la colère de Zeus ou le désir d’Athéna, hein….
Autant celui de Flavius Josèphe est bouleversant ( car il raconte une histoire vraie ) autant celui-ci laisse un peu indifférent
Ah, sont évoquées aussi les campagnes napoléoniennes - ô combien meurtrières- le texte est beau, on l’entend mal ( c’est exprès) et un autre texte, plus récent parle encore de guerre.
On ne sait rien sur les auteurs, c’est un comble, un simple programme aurait permis de situer.
Remarquable travail de mémorisation pour des danseurs !
Quelques bonnes idées ne font pas un bon spectacle et surtout, surtout, le secret doit être révélé : pas de danse, non, pas de danse ! On se sent frustré. Vraiment. Et les danseurs ?
M.M. peut avoir envie d’essayer d’autres modes d’expression mais le spectateur devrait être prévenu, non ? C’est la moindre des choses !
En fait, j’étais très énervée, en sortant, et pas la seule à l’être…
Ces spectacles se terminent bientôt, vous ne pourrez sans doute pas aller les voir
On m’a dit que celui d’Amos Gitai avait eu des critiques tièdes ou sévères, moi, j’ai aimé et l’amie qui était avec moi aussi, comme quoi…
Je tenais à le défendre !
Quant à Maguy Marin, si un jour vous avez l’occasion d’aller voir un de ses spectacles, renseignez-vous avant, pour savoir ce que vous allez découvrir !
A bon entendeur….
La suite : des spectacles de danse des Hivernales…Hummm !
Michèle B.
ça y est, c’est reparti pour 3 semaines de théâtre intensif et je vous livre quelques brefs commentaires sur les spectacles déjà vus :
Dans le IN :
- la trilogie de Wajdi Mouawad (qui vient d’être mis au programme du bac !)”Le sang des promesses” (Littoral - Incendies - Forêts) : eh oui, 11 H de spectacle (20H - 7H30 du martin) ça peut faire peur mais tant pis pour tous ceux qui auront eu peur, ils auront raté un très grand moment de théâtre. Je suis sûre que dans 10 ou 20 ans on parlera encore de ce spectacle et les images que j’en garde seront toujours aussi fortes. Grandes sagas familiales, tragédies antiques “contemporéannisées”, recherche des origines, secrets de famille… C’était magique, drôle, bouleversant ! Bon, d’accord, je n’ai pas autant adoré la 3ème pièce que les 2 premières mais on ne va pas chipoter pour les 4 petites dernières heures !.. Et puis, voir 2000 personnes, à 4 H du matin, emmitouflées dans la même couverture marron (couvertures fournies par le festival), on aurait dit un congrès de moines, et vu le lieu (Cour d’honneur du palais des papes), ça ne manquait pas de piquant !
- Angelo tyran de Padoue (Victor Hugo) mise en scène de Christophe Honoré dont j’avais adoré le film “Les chansons d’amour”. Ben là, grosse grosse déception. J’ai trouvé les comédiens très mauvais (sauf Emmanuelle Devos) et il m’a semblé que C. Honoré n’avait pas bien compris que le théâtre ce n’est pas du cinéma. Il faut croire d’ailleurs que le cinéma lui manquait car il entrecoupe sans arrêt sa mise en scène de micros avec perche, de projecteurs “à vue” pour faire des gros plans sur tel ou tel etc … J’ai trouvé ça super statique et je n’ai pas compris s’il fallait prendre cette pièce au 12ème degré ou si c’était juste mauvais …
Dans le Off :
- L’amour de l’art (Chêne noir 21H) de Diastème . J’avais aimé les précédents spectacles de Diastème mais là, dur de défendre celui-là. Le sujet : la vie d’une troupe de théâtre qui joue, en tournée, une pièce sur les dernières heures de Marilyn Monroe. Le texte n’est pas désagréable mais le soir où j’ai vu le spectacle, qu’est-ce que c’était mou ! il faut dire que c’était la 1ère, le rythme s’est peut-être amélioré depuis…
- Les déplacés de Xavier Durringer (Bourg Neuf 17H45) Magnifique texte sur les français d’origine étrangère. Un travail de mise en scène un peu plus approfondi et une distribution plus homogène n’auraient pas été superflus
- Je ne sais quoi, sur les chansons d’Yvette Guilbert et sa correspondance avec Freud (Petit chien 22H30)
Là, je me suis ré-ga-lée. La chanteuse est magnifique, ses interprétations sont originales et surprenantes, elle a une voix superbe et la mise en scène est un petit bijou de précision et de sobriété.
- Moi j’ai du t’ça (l’Art en scène 13h50). Spectacle autour des chansons des années 30. Un conseil : passez votre chemin…
- La parenthèse du mimosa de G. Aubert (l’Art en scène 21H). Mise en scène de l’auteur. Texte pas inintéressant mais quelques facilités autour d’une situation forte : la 1ère rencontre d’un père et de sa fille de 20 ans. J’aurais préféré un peu plus de retenue mais bon… La jeune comédienne est très très bien.
- Le monde entier est un théâtre (Petit chien 17H30). Une idée originale et ambitieuse. Collage de fragments de textes de Shakespeare mis en musique. Mais… (car il y a un et même plusieurs “mais”) :
- les textes sont trop denses à mon avis pour qu’on puisse les apprécier lorsqu’ils sont chantés
- je n’ai pas beaucoup aimé les musiques
- Catherine Arditti est une superbe comédienne mais pas une chanteuse
Au final, ça fait beaucoup de “mais”…
- Tabù (Ilôt chapiteau 21H) Compagnie galloise de cirque contemporain. Original, drôle, poétique, émouvant, superbe musique jouée en live. THE spectacle à recommander à tout le monde. Dépêchez-vous, le bouche à oreille a déjà commencé à fonctionner, y aura bientôt plus de places !
- Une clef pour Sacha (Bourg Neuf 19H15) Autour du personnage de Sacha Guitry. Je n’ai pas beaucoup accroché
Anne L.
Les Hivernales :
> Au Studio (escalier Ste Anne):
- Manteau long en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues
Cie Delgado Fuchs
à 10h30 (45mn)
Spectacle à l’image du titre, ça se veut drôle, décalé…
Les danseurs ont un physique parfait, qu’ils contrôlent admirablement.
Ils se moquent des conventions, les détournent et y reviennent : ils se déshabillent et se rhabillent, garçon en bleu, fille en rose.
C’est photogénique, ce sont eux que l’on voit sur l’affiche des Hivernales, très réussie.
Des moments où on sourit, d’autres où on s’ennuie un peu…
A trop vouloir faire décalé….
> Au Théâtre des Hivernales (rue Guillaume Puy) :
- Parce qu’on va pas lâcher
Cie Onstap/Hassan Razak
à 11h (50mn)
Du vrai bonheur, un vrai plaisir, ils dansent en faisant résonner le rythme sur leur corps, il y a des intermèdes parlés, ils racontent d’où ils viennent (Monclar : pour ceux qui l’ignorent, c’est une cité “difficile” d’Avignon). Ils en parlent avec simplicité, sans ostentation ni triomphalisme. Tout est réussi. Bref, on les aime, on aime ce qu’ils font, ce qu’ils disent. Il règne dans ce spectacle une fraîcheur, très rare, qu’il faut signaler. Ils sont si heureux d’être là et de danser. Et le public le sent et se régale. Un vrai échange qui se concrétise … !
Je n’en dis pas plus. ***Le public (rien que des professionnels) était enthousiaste, ça vous donne une idée…
Allez-y !!! C’est du bonheur, vous dis-je !
Si le bouche à oreille fonctionne, ils auront salle comble, ce sera amplement mérité.
- Déba Tailles
Cie Propos/ Denis Plassard
à 13h (65mn)
Quel talent, quelle énergie, quel spectacle ! Et de l’humour, aussi !
5 garçons en costume de ville, se provoquent, se combattent en dansant.
Des musiciens sur scène les accompagnent.
Une suite de défis, de prouesses techniques et du plaisir, là aussi, du vrai plaisir !
Ah, des danseurs qui dansent, ça fait du bien !!!!
Allez-y, vous ne le regretterez pas !
- Seuls, ensemble
Raphaël Hillebrand et Sébastien Ramirez / Clash 66
à 15h (40mn)
Beaucoup de recherche dans la chorégraphie avec l’apport de la vidéo, le jeu des ombres, une ambiance fantastique, des personnages qui sont à la fois ou tour à tour homme ou créature étrange.
Il faut se laisser emporter ….
Michèle B.
…à suivre : le off…
Re-bonjour à tous, voici la moisson des derniers jours :
- Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford (chêne noir 13H15)
Correspondance imaginée (mais à partir de faits réels) entre Bette Davis et Joan Crawford. Les deux stars vieillissantes vont bientôt se trouver réunies sur le célèbre film de Robert Aldrich “Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?”. Entre vacheries fielleuses et jalousies féroces, c’est le combat de la dernière chance pour ces deux monstres sacrés. Pathétique et savoureux.
- Sacco et Vanzetti (Dau et Catella). Retrace le procès (truqué) à l’issue duquel les deux anarchistes italiens furent exécutés. La mise en scène est un modèle de sobriété et les deux comédiens (qui jouent aussi tous les témoins au procès) sont prodigieux. C’est magistral et bouleversant. Il faut réserver
- Gzion (Collège de la salle 16H30) Je m’abstiendrai de tout commentaire …
- Méli-mélo 2 le retour (Collège de la Salle18h45) 4 magnifiques danseurs dans la grande tradition du cabaret transformiste. C’est drôle, parodique, décapant, bluffant, superbement réglé… Un régal (il faut réserver)
- Twins (Collège de la Salle20H15) Théâtre ? Mime ? Danse? Hip-hop ? Un peu de tout ça, servi par deux jumeaux, (excellents danseurs) qui retracent leur parcours… de jumeaux, de leur naissance à leur mort. Ceux qui ont vu en 2007 le spectacle “Pas de quartier” se souviennent du plaisir et de l’enthousiasme soulevé par ce spectacle. La compagnie récidive avec ce nouvel opus, l’enthousiasme est toujours au rendez-vous (la même compagnie présente aussi “Boomerang” à 22h20 à la Chapelle du Verbe Incarné. Je n’ai pas encore vu …) Prudent de réserver
….. Et le bouche à oreille dit qu’il faut voir :
- Chatroom (Théâtre des Doms 15H15)
- Bintou (Chapelle du Verbe Incarné 13H45)
- Roméo et Juliette (Théâter des Béliers 18H45)
À Villeneuve en scène je vous recommande aussi 2 spectacles :
- Au bord de l’eau (Clos de l’abbaye 18H45)
- Beaucoup de bruit pour rien (Chapelle des Pénitents 21H)
Pour ces derniers spectacles, plus de détails au prochain envoi… Bon festival à tous
Anne L.
- Une voix sous la cendre de Zalmen Gradowski / Théâtre des Halles 17h
Avec François Clavier / Mise en scène Alain Timar
Le texte fut trouvé sous la cendre d’Auschwitz où il avait été caché par l’auteur dans l’espoir qu’il soit découvert. Il le fut et c’est un récit poignant, criant de vérité qui est dit par l’acteur, seul en scène.
Mise en scène très simple, décor minimaliste, seul compte le témoignage.
- Le Diable abandonné de Patrick Corillon / Théâtre des Doms 11h
Avec Patrick Corillon et Dominique Roodthooft
Une histoire nous est lue par la comédienne, parfaite, et des mots sont montrés, offerts au public , pour illustrer l C’est plein de poésie,
Difficile à raconter, original, un vrai délice….Si vous aimez les mots, je vous le recommande pour bien commencer une journée festivalière…
- Sacco et Vanzetti de Manuel Pratt / La Tâche d’Encre 11h
Avec Manuel Pratt et Jean-Marc Santini
Ah, Manuel Pratt ! J’aime beaucoup ce qu’il fait !
2 avocats racontent le procès indigne qui fut fait à Sacco et Vanzetti
M.P. joue le rôle du “méchant” bien sûr et le texte est vif, enlevé, et ça nous remet en tête cette effroyable injustice.
- Le Bal de Kafka de Timothy Daly / Théâtre des Halles à 14h
Mise en scène : Isabelle Starkier
Avec Sébastien Desjours, Guilaine Londez, Anne Mauberret, Philippe Millat-Carus et Erika Vandelet
Superbe, mise en scène inventive, excellents comédiens, et Kafka, magnifiquement interprété par Sébastien Desjours
Va et vient entre la vie et l’oeuvre, le réel et l’imaginaire. La difficulté, la nécessité d’écrire, et le poids de la famille…
Et c’est drôle !!!
Du très bon théâtre…
À voir …
***Et recommandés par un ami -dont j’aime les choix - les spectacles suivants :
Très vite fait a ne pas manquer 3 spectacles très très sympas
Beaucoup de bruit pour rien au balcon comédie superbe 11.45
Hamelin aux Doms 20.00 ++++++++++++
La danse des mythes au théâtre des Luciolles 12.00
***Et ceux qui sont déjà passés dans des festivals précédents
À voir absolument :
Macondo : Le Chien Qui Fume 11h
La Flûte enchantée : Le Petit Louvre 14h20
Les deux absolument superbes, magnifiques….
Michèle B.
- Au bord de l’eau (Villeneuve 18H45) de -et avec- Eve Bonfanti et Yves Hunstad. Qui sont les auteurs? qui sont les personnages? qui sont les comédiens? qui sont les spectateurs ? Une création-lecture-répétition-représentation… En tous cas, une mise en abîme qui donne le vertige et un sens de l’humour irrésistible. C’est jubilatoire…
- Beaucoup de bruit pour rien (Villeneuve 21H). Un Shakespeare comme vous n’en avez jamais vu. On passe un excellent moment plein d’imprévu.
- Bintou (Chapelle du Verbe Incarné 13H45). L’histoire de Bintou, 13 ans, rebelle, chef de gang dans une banlieue violente. Un texte magnifique, une histoire prenante aux accents de tragédie urbaine, ponctuée par des chants togolais.
- Dixlesic (La tache d’encre 16H) Laureline Kuntz, une virtuose des mots, une acrobate de la syntaxe, une incroyable jongleuse des sonorités. Entre slam, poésie et prouesses verbales elle campe une belle galerie de personnages.
- Shoebiz (Collège de la Salle 18h30). Une pêche d’enfer pour ces 5 virtuoses du pointe-talon ferraillé (champions du monde de claquettes). C’est gai, rythmé, coloré, drôle… Une sacrée performance.
- Tango argentique-nouvelle version (Collège de la Salle 22H). Cette nouvelle version se veut “dynamique et surprenante”… Mouais… J’ai aimé le groupe de musiciens et le chanteur, mais le couple de danseurs un peu moins (où était passée la sensualité du tango ?)
- Warren Zavatta “Ce soir dans votre ville” (Collège de la Salle 20H). Comment se débarrasser du poids de l’illustre pépé ? Avec un humour ravageur et irrévérencieux au possible, Warren Zavatta (petit-fils d’Achille) laisse éclater sa rancœur contre son pépé et son rejet de toutes les traditions du cirque qui ont baigné son enfance. Démystification et déglingage en règle mais au final une belle déclaration d’amour.
Anne L.
- Métronome / Les cinq de cœur / Théâtre du Balcon 19h15
Les cinq de cœur (qu’on avait vus dans “Chasseurs de sons”) reviennent avec ce spectacle mis en scène par Pascal Légitimus (très bien)
Cinq personnages coincés sur un quai de métro, pour cause de grève, vont faire connaissance…
C’est un spectacle chanté a capella, les voix sont belles, on prend plaisir à entendre des airs classiques, d’autres contemporains.
C’est drôle, c’est enlevé, que du bonheur !
Complet, réserver !!!!
Dans le IN
- Sous l’œil d’Œdipe / D’après Sophocle, Euripide, Ritsos… / Gymnase du Lycée Mistral à 22h / Mise en scène Joël Jouanneau
Avec Jacques Bonnafé, Mélanie Couillaud, Philippe Demarle, Cécile Garcia-Fogel, Sabrina Kouroughli, Bruno Semonne, Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, Alexandre Zeff.
Énorme travail d’écriture, d’abord…
J. J. s’approprie le mythe, et nous le restitue avec des mots de notre temps, dans une mise en scène classique…
Jacques Bonnafé est un Œdipe convaincant, il porte le spectacle sur ses épaules…
Bonne façon de revoir ou de découvrir les classiques anciens, avec l’histoire terrible de cette famille des Labdacides.
Michèle B.
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- Vu hier soir le cirque TABU : magique ! Mais : (nothing is perfect !) = voix inaudibles, couvertes par la musique… Prévenir qu’on est debout pendant les 2 heures (qq personnes handicapées hier soir, et encore plus vieilles que nous (!) qui ont souffert !
Sinon, à recommander sans restriction !
Anne-Marie
- STONES théâtre Buffon 12h40
Troupe Israélienne spectacle de mime composé de tableaux humains surprenant cela s’inspire du ghetto de Varsovie, une fresque humaine les comédiens sont enduits de boue de la Mer Morte ils sont venus avec 150KGs et doivent en recevoir 2 heures de préparation et idem pour se nettoyer émouvant complet réserver.
- 12 HOMMES EN COLÈRE Théâtre l’adresse 21H
reprise 2008 12 jurés sont réunis pour juger un adolescent réserver complet tous les soirs
- L’HOMME QUI MURMURAIT À L’OREILLE DES INDÉSIRABLES 16H40
2 amis retrouvent le grenier de leur enfance pleins d’humours et d’émotions comédiens belges
- FLAMENCO SEMPRE théâtre de l’Oulle 21H
Déjà vu mais une grande amélioration sur la chorégraphie, l’organisation du spectacle et les danseur merveilleux.
- En prévision “Le magicien” au théâtre des béliers, “DéBatailles” Théâtre de hivernales, “Sortie d’Usine” a la Manufacture, “Résister c’est exister” au théâtre de
la Salle.
Sonia
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- Le Diable abandonné au Théâtre des Doms à 11h. Un vrai bonheur poétique, délicat. 1heure, pas plus, c’est merveilleux. j’arrête.
JP
- Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux / de Matéi Visniec / Théâtre de l’Oulle 11h / Mise en scène de Jean-Luc Paliès
Avec Philippe Beheydt, Katia Dimitrova, Claudine Fievet, Estelle Boin, Alain Guillo, Jean-Luc Paliès, Miguel-Ange Sarmiento / Et la voix de Matéi Visniec
Le texte est magnifique, racontant l’histoire d’un couple de réfugiés revenus dans leur maison dévastée, sans nouvelles de leur fils…
C’est vraiment une très belle écriture, qui donne envie de lire d’autres œuvres de l’auteur.
Sont évoqués les drames de cette région d’Europe (Yougoslavie, Balkans) les différentes guerres, les occupations par les vainqueurs et les crimes perpétrés, les exils, les heurs et malheurs qui s’ensuivirent…
La mise en scène est brillante (JLP avait mis en scène Vienne 1913) et inventive.
Les comédiens ( certains tiennent plusieurs rôles ) sont excellents, avec une vis comica remarquable.
On passe du rire aux larmes…
Car devant tant de malheurs, le rire est là comme ultime défense…
Et la voix de Visniec, juste et émouvante.
Excellent !!!
Allez-y, n’hésitez pas une seconde, parlez-en autour de vous !!!
Il y a encore de la place (!)
Profitez-en !!!
Réservez quand même !
- Hamelin / De Juan Mayorga / Théâtre des Doms 20h / Mise en scène Christophe Sermet
Avec Vanessa Compagnucci, Serge Demoulin, Gaetan Lejeune, Francesco Italiano, Sophie Jaskulski, Thierry Lefèvre, Fabrice Rodriguez
Cette pièce a reçu plusieurs prix en Espagne.
Le texte met en scène un juge et les protagonistes d’une histoire de pédophilie, la tension est là, tout de suite, et ne nous quittera plus
L’enquête se fait sous nos yeux mais comment trouver la vérité ?
Tous les personnages peuvent mentir, se contredire, l’ambiance est lourde.
La mise en scène nous déstabilise encore plus : quelques chaises, de la craie pour écrire sur les murs nus…
C’est brillant, remarquablement interprété, une conception très novatrice de ce qui peut se passer sur une scène
À voir, mais attention, sujet difficile, ce n’est pas un divertissement !
- Et si vous avez le temps, une envie de sourire et même de rire : à Utopia / “Bancs Publics” de Bruno Podalydès
Des gags mais pas que…
Une kyrielle d’acteurs…
De l’humour, de la tendresse aussi. Très frais.
Michèle B.
C’est la semaine de l’apothéose, le bouche à oreille a fonctionné, certains spectacles sont complets pour les jours à venir, les théâtres ne répondent plus au téléphone, je me suis promenée ce matin dans Avignon, pour faire des réservations et entendre les commentaires et j’ai pu constater que vos avis étaient ô combien pertinents !
En vrac, ça cartonne :
- Beaucoup de bruit … (Balcon)
- Stones (Buffon)
- Warren Zavatta (Collège de la Salle)
- Le bal de Kafka (les Halles)
- La flûte enchantée ( L’Oulle)
- Chatroom (Doms)
- Macondo ( Le Chien qui fume )
- Et la danse aux Hivernales
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Et tant d’autres… Tant mieux !
Voilà ce que j’ai vu hier :
- Love me tender / De et avec Manuel Pratt / La tâche d’encre 11h
Il n’y a que MP pour écrire un texte aussi méchant et drôle, et pour le jouer, car il a du talent, le bougre, il est à l’aise sur scène et dit les pires horreurs avec délectation.
Et puis un vrai éclat de rire à la fin, inattendue.
Moi, j’aime bien ce qu’il fait (je l’ai déjà dit) il faut le voir surtout dans ses commentaires de l’actualité où il n’épargne rien ni personne.
C’est le soir, à 22h : “le silence des pantoufles”
Dans le IN
- El final de este estado de cosas, redux / Israel Galvan / Carrière de Boulbon 22h
Inspiré de L’Apocalypse de Jean, avec des références à la guerre au Liban.
Des musiciens, une chanteuse, un chanteur, des effets son et lumière qui apportent une dimension supplémentaire dans la perception du spectacle (bravo les techniciens) et seul à danser le grand, le talentueux, l’incroyable Israel Galvan !!!!
On ne peut employer que des superlatifs …
On est subjugué, enthousiasmé, bouleversé par tant de talent, de beauté…
À la fin, public debout, applaudissant avec chaleur cet artiste étonnant.
Ah, que je suis contente de l’avoir vu !
Peut-être reste-t-il des places, renseignez-vous…
Michèle B.
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- Le cabaret des acrostiches (17H15 Ile Piot)
Des acrobaties, oui, mais en chantant, s’il vous plait ! Excellent spectacle (même si certains intermèdes font un peu “pièces rapportées”…)> Réserver
- Colt Warmers (22H20 Lucioles)
Un univers rocambolesque, et qui ne manque pas de charme, pour un chanteur/acteur/poète à la voix très prenante. Dommage que la sono ne soit pas au top, dès qu’il force la voix on ne comprend plus un mot.
- Le concert interdit (20H40 Lucioles)
De jolis morceaux pour une fanfare d’instruments à vent mais je n’ai pas compris grand chose à la mise en scène …(le propos était pourtant clairement annoncé)
- Les loupiotes de la ville (15H45 Béliers)
Deux mimes extraordinaires entre burlesque, poésie et humour. Un vrai régal. >> Réserver
- Magicien(s) tout est écrit (17H15 Béliers)
Tours (et détours) de magie. Beaucoup d’humour. Très sympa. >> Réserver
- Ma vie, mon œuvre, mon pédalo (19H25 Lucioles)
Réflexion(s) d’un acrobate sur le temps, celui qui passe, celui qu’on perd, celui qu’on ne rattrapera jamais : les heures et les heures passées à répéter ces numéros d’acrobatie n’auraient-elles pas été mieux employées à autre chose ? Intéressant et de belles trouvailles visuelles (notamment autour d’un trampoline) mais le mariage texte/acrobaties a un peu de mal à se faire harmonieusement.
- Quatre secrets (20H45 Béliers)
Magie mentale. Vraiment bluffant (mises en situation un peu longuettes). Pour ceux que ça énerve de ne pas comprendre, il révèle ses “trucs” dans un livre en vente à la sortie… >> Réserver
- Roméo et Juliette (18H45 Béliers)
Trois comédiens pour interpréter, en 1H15 chrono, tous les rôles de la pièce de Shakespeare. Bon, d’accord, ils ont “un peu modifié” la pièce du grand William (c’est peu dire !)… Le résultat est là : on passe un excellent moment. C’est très drôle, vif, enlevé. Mention spéciale à la jeune Anna Mihalcea, aussi fantastique dans le rôle de Juliette que dans les rôles d’homme. >> Réserver
Anne L.
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Il FAUT VOIR LE BOURGEOIS GENTILHOMME A VILLENEUVE +++++++++++
Éric
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À vrai dire, j’aime les actrices ; et là j’ai 2 recommandations à vous faire : allez voir :
- Isabelle Andréani dans La clef du grenier d’Alfred – La Luna – 11h11 ; elle m’a rappelé Danièle Lebrun à ses débuts (avant qu’elle ne prenne des tics…).
- Claire Nebout dans Ne pas oublier de (mourir) vivre – Chien qui fume – 15h30 ; dans un rôle difficile tout en violence contenue.
Jacques
Bonjour à tous,
Parmi les pièces de théâtre que nous avons vues voici celles que nous avons beaucoup aimées (sans ordre) :
- Beaucoup de bruit pour rien, compagnie les 26000 couverts à Villeneuve-en-Scène
- Ni aile ni racine au Théâtre des Doms
- Chatroom au Théâtre des Doms ”
- Au bord de l’eau à Villeneuve-en-Scène
- Godefroy de bouillon à Villeneuve-en-Scène
- Dieu à la Manufacture
- Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux au Théâtre de l’Oulle
- Paroles sous la cendre au Théâtre des Halles
- Et si l’homme avait été taillé dans une branche de baobab à Villeneuve-en-Scène
- Anitya - d’où à l’Ajmi/Manutention
Voilà on n’a pas encore tout vu il nous reste encore 975 pièces de théâtre à voir
Amitiés à tous A+
Dominique H.
- “Dieu, qu’ils étaient lourds !!!…” / De Louis-Ferdinand Céline / AJMi - La manutention 16h15
Conception, adaptation et mise en scène : Ludovic Longevin
Avec Ludovic Longevin, Marc-Henri Lamande, Régis Bourgade
J’en sors, enthousiasmée, subjuguée, je ne pensais pas que c’était si bien !!!
Une amie me l’ayant chaudement recommandé, j’y suis allée pas tout à fait convaincue, mais franchement, quel plaisir !
Le comédien EST Céline, avec son phrasé, ses tics, il restitue le texte d’une manière absolument remarquable.
Et quel texte !
Céline répond sans manière et avec une franchise déconcertante, dans son style si personnel à des questions posées par un journaliste.
C’est un petit bijou, ça dure une heure (on ne voit pas le temps passer) un moment qui ne ressemble à rien de ce que j’ai vu jusqu’alors, on savoure chaque mot, chaque phrase, on sourit beaucoup, on sort tout étonné encore d’avoir eu la chance de le voir.
C’est absolument jubilatoire !!!!
Allez-y, oh oui, allez-y, vraiment !!!! il faut le découvrir comme un trésor caché, une vraie pépite…
…………. se termine samedi, hélas, alors, hein, dépêchez-vous !
- Anitya-d’où ? / AJMi - La Manutention 18h40
Direction et conception : Christophe Cagnolari
Beaucoup de musiciens, des comédiens, une danseuse…Tous parfaits !
A partir de mots (des textes de Roland Fichet, il était dans la salle) ou de thèmes musicaux, un “chef d’orchestre” entraîne tout ce monde dans l’improvisation, une composition alliant langage et musique : c’est le Soundpainting.
C’est surprenant, inattendu, l’œuvre se monte devant nous avec des moments drôles, d’autres vraiment beaux, on est toujours surpris ou charmé.
Pour changer, pour découvrir autre chose…
Allez-y aussi !!!
- Beaucoup de bruit pour rien / D’après Shakespeare / Théâtre du Balcon 12h30
Mise en scène Philippe Person
Transposée dans les années 50 (bande son très rock) la pièce garde tout son charme. C’est drôle, enlevé, bien joué.
Complet. Réserver.
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Jeudi, je vais à Utopia, voir le film “Route 181” en 3 parties…
Et je vais essayer d’aller à des lectures au Musée Calvet ! Ca aussi, c’est le Festival…
Mais comment tout faire, hein ?
Michèle B.
À 13h au Collège de la Salle : RÉSISTER C’EST EXISTER - un futur Caubère dans un spectacle sur la résistance (en général) - Génial.
Anne-Marie
- Anna Prucnal (18H50 Petit Louvre) Chansons sur de (beaux) textes de Jean Mailland qui fait aussi le récitant de ses propres textes. La chanteuse Anna Prucnal : à réserver aux inconditionnels
- Beaucoup de bruit pour rien (12H30 Balcon) “D’après” Shakespeare. Qu’y a-t-il à sauver dans ce spectacle qui affiche complet ? À part le texte, bien sûr (ou plutôt ce qu’il en reste). À part ça, une distribution improbable, une interprétation plus qu’inégale, et une mise en scène d’une indigence consternante. Sans doute le metteur en scène a-t-il jugé que sa “brillante” idée de départ (transposition années 50 c’est à dire GI mâchonnant du chewing-gum, cannette de Coca à la main, et greluches aux robes abat-jour) le dispensait d’en avoir d’autres… bref, un spectacle qui justifie bien son titre ! Allez plutôt voir Roméo et Juliette à 18H45 aux Béliers ou Beaucoup de bruit pour rien… à Villeneuve (à 21h)
- Gainsbourg moi non plus… (18H10 la Tache d’encre) Un chanteur étonnant tant il semble s’approprier les chansons de Gainsbourg. La silhouette, la voix, sont très proches. J’ai bien aimé aussi les arrangements musicaux du groupe Gevrey Chambertin
- Je ne m’effondre pas parce que je ne me mets jamais debout (14H15 Bourg Neuf) D’après le journal de Andy Warhol. “Je n’ai pas de mémoire, je suis comme un magnétophone sur lequel il n’y aurait que la touche effacer”, disait-il. Alors, pour “laisser une trace”, tous les matins pendant les 15 dernières années de sa vie, il téléphonait à sa secrétaire pour lui raconter tous les détails de sa journée de la veille. Son travail, ses rencontres, ses pensées, et juste le temps qui passe… Le comédien (Vincent Leenhardt), seul en face de son magnétophone, est parfait : complètement enfermé sur lui-même, obsessionnel et vraiment glaçant.
- Marc Martorell (15H30 Le Blues) Un agréable moment de chansons (espagnoles et françaises) dans un nouveau lieu du off. Un fait assez rare pour être signalé : ce lieu (qui est en fait une boîte de nuit) accueille des artistes contre une somme (presque) tout à fait symbolique, ce qui bien sûr est très loin d’être le cas des autres lieux du off.
- Motobécane (15H55 Petit chien) Bernard Crombey, exceptionnel auteur et acteur, incarne Victor, surnommé Motobécane, un “Ugolin picard” qui un jour, croise la route de la petite Amandine, 8 ans. Le texte est absolument magnifique, on passe sans arrêt de l’émotion au rire et c’est une incroyable performance d’acteur. Réserver
- Peko chante la mer (17H15 Petit Louvre) Il y a une vingtaine d’années j’avais découvert cette chanteuse au festival d’Avignon (elle s’appelait alors Anne Pekoslawska et jouait aussi du saxo). J’avais adoré et nous étions tout un fan-club qui nous repassions la cassette de ses chansons. Alors vous imaginez le plaisir de la retrouver là ! Et pourtant moi j’aime pas la mer !
- Zérogrammi (20H Buffon) Deux personnages, danseurs et clowns, qui évoluent dans un univers poétique et absurde. Joli spectacle qui nous arrive d’Italie.
Et dans le IN : Casimir et Caroline de Ödön von Horvath. Un monument d’ennui (la représentation a même été interrompue par le chahut de spectateurs qui criaient que c’était nul et demandaient à être remboursés !!!!). Je n’ai rien compris aux partis pris de mise en scène : les personnages qui sont censés avoir 20 ans sont joués par des acteurs de 40 (et plus !), le décor est un échafaudage métallique (de je ne sais combien d’étages), recouvert de tentures noires alors que la pièce se passe à la Grande Fête de la bière à Munich (fête foraine), les scènes sont censées se passer dans la foule alors que là il y a 3 pelés et 2 tondus sur cet immense plateau de la cour d’Honneur etc etc… et le tout est d’un ennui qui a fait fuir une bonne partie des spectateurs.
Anne L.
Bonjour , j’ai vu le spectacle de la compagnie “tutti frutti”.
le titre Vents de folie qui allie instruments à vents, soubassophone, trombone, trompette, saxophone alto et soprano et claquettes pour le plaisir des yeux et des oreilles.
Ce spectacle est à la “fabrik théâtre à 12h30 du 26 au 31 juillet tour des remparts près de l’université Sainte-Marthe.
Huit euros pour les élèves et leurs parents et les amis du conservatoire…
bien cordialement,
Gérard B.
- Le cabaret des hérétiques (Petit Chien 20H45) Spectacle musical très “grand guignol”, joyeusement foutrarque et outrancier, qui ne recule devant aucune hérésie ! Réjouissant
- Chatroom (Doms 15H15) THE carton du festival off. Six ados, sans se connaitre, chattent sur le net. Fragilité des uns, besoin de pouvoir des autres, jeux pervers et manipulations qui vont tourner au drame… On sourit au début (ça commence léger léger) mais la tension devient vite palpable, aussi bien sur scène que dans la salle. Les 6 jeunes comédiens sont formidables.
- Cinq de cœur : métronome (Balcon 19H15) Sur un quai de métro, cinq personnages se rencontrent alors que, dehors, la révolte gronde… Cinq chanteurs (a cappella), avec une exceptionnelle maîtrise musicale et vocale s’en donnent à cœur joie dans le style déjanté. Ils s’amusent beaucoup, nous aussi.
- Le cirque des mirages (Chien qui fume 22H30) J’ai été littéralement subjuguée par ce chanteur-mime-comédien qui nous chante/raconte de véritables histoires sous une forme de cabaret-théâtre expressionniste, fascinant, violent, trouble, poétique, fantasmagorique. C’est absolument unique !
Parisiens, petits veinards, vous pourrez aller l’écouter en novembre aux Trois Baudets. Prenez vite vos agendas !!!!
- Le collier d’Hélène (Chapelle du Verbe Incarné 17H10) Très beau texte de la québequoise Carole Fréchette. Une congressiste “venue du Nord” erre toute seule dans les rues d’une ville dévastée (quelque part au Liban) à la recherche d’un collier de pacotille perdu quelques jours avant. Si la situation est originale , la mise en scène l’est nettement moins.
- Dis-leur que la vérité est belle (Petit Louvre 18H20) L’épopée d’une famille juive pied-noire de 1955 à nos jours, d’Alger à Créteil. Le propos est intéressant mais la mise en scène m’a semblée un peu sommaire et j’ai ressenti quelques longueurs. (peut-être que je commence à saturer ?)
- La flûte enchantée (Petit Louvre14H20) Magnifique spectacle. Adaptation très réussie de Mozart en commedia dell’arte avec juste ce qu’il faut de fantaisie, d’humour, de fantastique, de burlesque. Les chanteurs (formidables) sont aussi comédiens, mimes, marionnettistes etc…
- Michèle Bernard Des nuits noires de monde (Lucioles 15H50 jours impairs) Voyage musical avec les chanteuses du groupe Evasion. Très beau spectacle. Michèle Bernard : une voix exceptionnelle, des textes superbes pleins d’humanité, une présence impressionnante.
- Nous sommes de celles… (Petit Louvre 12H25) Deux comédiennes se sont emparées des textes de chansons d’Anne Sylvestre. Un véritable travail d’orfèvre pour un spectacle qui est un petit bijou d’intelligence, de sensibilité, d’humour.
- Sacrifices (Chapelle du Verbe Incarné 19H) Formidable Nouara Naghouche (pure AA : Alsacienne Algérienne) qui, à travers toute une galerie de personnages, nous conte la vie des habitants (pauvres) de la (riche) Colmar. Humour ravageur pour dire les souffrances des enfants battus, des femmes niées, vendues, enfermées et la révolte face au racisme de tous les jours et à la bêtise. Humour oui, beaucoup, mais l’amour , l’espoir et l’émotion sont aussi au rendez-vous.
- Superman et moi (Hivernales 17H) Le programme annonçait une troupe de 8 danseuses originaires de divers pays, Afrique du Sud, Madagascar, Mozambique (???)… J’ai bien vu 8 danseuses mais leur nationalité ne m’a pas sauté aux yeux et ne m’a pas paru importante pour un propos auquel je n’ai pas compris grand chose…
- Ti An (Monte-charge 13H45) Curieux mélange de 2 troupes, 2 styles de jeu, 2 langues pour nous conter une sombre histoire de lutte pour le pouvoir. Des vietnamiens (qui jouent en vietnamien et des français (masqués) qui leur donnent la réplique en français. C’est assez beau (costumes somptueux) mais un peu soporifique pour qui n’est pas habitué aux lenteurs des pièces (ou des films) asiatiques.
Anne L.
- Chatroom / De Enda Walsh / Mise en scène Sylvie de Braekeleer / Théâtre des Doms / 15h15
Très contemporaine, cette pièce parle des tourments de jeunes adolescents. Et grâce à Internet, ils trouvent des confidents anonymes…
Des relations s’établissent, le jeu peut devenir dangereux.
Des comédiens parfaits, très à l’aise chacun dans son rôle-formidable casting- ils passent de la danse à la parole, ils nous font sourire et nous émeuvent, bien sûr…
Bien, vraiment bien !
- Métronome (bis) / Les cinq de cœur / Mise en scène Pascal Légitimus / Le Balcon / 19h15
Les Cinq de Cœur (qu’on avait vus dans “Chasseurs de sons”) reviennent avec ce spectacle mis en scène par Pascal Légitimus (très bien)
Cinq personnages coincés sur un quai de métro, pour cause de grève, vont faire connaissance…
C’est un spectacle chanté a capella, les voix sont belles, on prend plaisir à entendre des airs classiques, d’autres contemporains. Quel talent !
C’est drôle, c’est enlevé, que du bonheur !
Allez-y !
Complet, réserver !!!!
- Macondo (bis) / D’après Gabriel Garcia Marquez / Mise en scène Sarkis Tcheumlekdjian / Le Chien Qui Fume / 11h
Comment vais-je pouvoir dire mon plaisir, mon enchantement, ce voyage onirique dans le monde de Garcia Marquez ?
Les mots me manquent. Je vais dire magnifique, déjà, mais c’est insuffisant. MA-GNI-FI-QUE, c’est mieux ?
C’est beau, merveilleusement mis en scène, les effets spéciaux (ça se dit, au théâtre ?) les costumes, le son, les lumières… tous nos sens se régalent, les comédiennes sont superbes, elles présentent le texte d’une façon ludique, ciselée, tout est mis en place au millimètre près…
Tout est parfait, absolument parfait. Et quand le spectacle se termine… “oh, mon Dieu, déjà !”
Allez-y vite.
Réserver…
- La Flûte Enchantée (bis) / D’après Mozart / Mise en scène Jean-Hervé Appéré
Le Petit Louvre / 14h20
C’est de la Commedia dell’arte enlevée, inventive : un excellent moment !
Les comédiens savent tout faire avec talent, jeunes, beaux, ils chantent, dansent, jouent pour notre plus grand plaisir
Et les grands airs sont repris…
Quel plaisir !!!!
Courez-y ….vite !!!
Et dans le IN :
- Casimir et Caroline / De Odön von Horvàth / Mise en scène Johan Simons et Paul Koek (qui signe aussi la musique) / Cour d’Honneur 22h
Je crois qu’on a tout dit sur ce spectacle. Tout le monde en parle.
Non, je ne vais pas le défendre ! Rien à sauver. Je me suis ennuyée.
Nous étions très bien placées et on a suivi les comédiens sans peine. Nous sommes restées jusqu’au bout.
À remarquer, quand même : ils sont Hollandais et jouent en Français
Mais qu’ont voulu faire les 2 complices ?
Un éloge à la laideur, à la vulgarité ?
Le nombre de fois où on entend “sac à merde” !
Ils avaient sans doute édulcoré certaines scènes
La pire représentation fut la 1ère, à laquelle assistait Anne L.
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Lecture au musée Calvet avec Olivier Cadiot
On le présente comme poète et romancier, inventeur de littérature…
Il sera l’un des invités du Festival de 2010.
Ce fut un (autre) vrai moment de plaisir intellectuel.
Le texte nous ravit, l’auteur le lit avec légèreté, à l’aise, charmeur…
Sous la frondaison des arbres, le vent participant à la séance…
On parle avec ses voisins, une ambiance à la fois studieuse et détendue
À savourer comme une gourmandise…
… Merci à Anne (de Pau) qui a su m’en parler avec intelligence et conviction (elle prépare une thèse sur O.C.) C’est pourquoi je tenais à aller l’écouter…
Et 2 spectacles sans paroles :
- Stones / Yinon Tzafrir, Avi Gibson Bar-El, Daniel Zafrani / Le Buffon / 12h40
Spectacle de mimes, évoquant l’histoire terrible du XX siècle, la Shoah, et la suite…
Une suite de tableaux qui s’animent, visuellement très réussis. C’est terrible et beau. La bande-son un peu hachée, c’est dommage et je n’ai pas saisi tous les symboles…mais ce n’est pas grave.
L’émotion s’installe et à la fin, j’ai applaudi, les larmes aux yeux ….
A voir, bien sûr !!!
Complet, réserver…
- I am another yourself (je suis un autre toi-même) / Chia-Yin Cheng / La Condition des Soies / 15h30
Histoires sans paroles avec des marionnettes taïwanaises, une bande-son subtile, des personnages poétiques, des saynètes qui se succèdent, créant un monde onirique que l’on observe avec émotion, et ça fait un récit, comme un rêve avec tous les sentiments possibles, allant de la joie à la tristesse… Et même dans la tristesse, une douceur rare… ça nous parle de nous, comme le titre l’indique…
De la poésie qui vient de si loin et que l’on comprend si bien.
Très beau.
Allez-y, vous serez surpris !!!
… à suivre
Michèle B.
LES HIVERNALES
- On va pas lâcher très touchant, très simple et très personnel, drôle et émouvant
- DébBa Tailles, CA C’EST DE LA DANSE !!!!!! SUCCESSION DE TABLEAUX TRÈS DIFFÉRENTS, TRÈS FORTS, TRÈS PRÉCIS, TRÈS DRÔLES, UN BOULOT EXCEPTIONNEL !!.
- Chatroom / Théâtre des Doms / 15h15
IMMERSION TOTALE DANS LE MONDE DES ADOS D’AUJOURD’HUI… ça commence drôle limite gnangnan, puis l’intensité et le drame pointent le bout de leur nez, pour finir comme on ne s’y attend pas. Les comédiens ont l’air très jeunes, sont très bons.
- Métronome / Le Balcon / 19h15
Tout est au mm, à la seconde, les chanteurs passent du stabat mater de Pergolèse à je ne sais quel tube des années 80 avec une facilité déconcertante. Un coup de frais, de rires, un peu d’émotions, un moment très fort de distraction excellemment réussi !
- JAMM / La Luna / 19h45
4 EXCELLENTS saxophonistes nous proposent une heure de bonheur, succession de saynètes, drôles, en mouvement, en toute simplicité, une énergie énorme, une bonne humeur affichée. J’y suis allée avec Léandre, vous pouvez emmener les enfants, ils rient aussi. Plusieurs niveaux de lecture. Nous avons même eu le droit à un moment exceptionnel, fou-rire partagé entre les musiciens et le public, 5 minutes environ…
- Macondo / Le Chien Qui Fume / 11h
Mêmes remarques, une fois entré dans le spectacle, on se promène dans les mots, dans un univers à part…
- La Flûte Enchantée / Le Petit Louvre / 14h20
Musique et textes actualisés, très drôles, tout est absolument parfait, en plus dans ce beau théâtre, on n’aurait pas été étonné de voir apparaître Mozart en personne !! Léger mais d’une très très très très grande qualité…
Et dans le IN :
- Casimir et Caroline / Cour d’Honneur / 22h
Contente d’être dans la cour d’honneur, contente de découvrir un spectacle du “in”, pour la première fois (ça aurait pu crâner….) mais je me suis ennuyée aussi… Pour la défense du travail des metteurs en scène, j’avais élaboré une théorie conceptuelle, dans laquelle tout se tenait (décors, textes, jeux, costumes, vulgarité), et même si cela ne nous avait pas plu, j’ai cherché une cohérence intelligente à tout ça. Les metteurs en scène auraient pu faire du “rentre dedans”, dénoncer la vulgarité visuelle et textuelle de notre époque, dénoncer certains aspects glauques et mauvais de ce début de millénaire… Puis j’ai lu le livret, ma théorie a été ravagée par les propos des metteurs en scène “texte poétique, loin du langage de la télévision” C’est tout l’inverse !!!!!!!, alors déstabilisée, je n’ai rien à dire pour défendre ce spectacle… J’ai applaudi parce que je voulais quand même remercier les comédiens, qui ont beaucoup travaillé, même si on n’aime pas le résultat, ils ne sont pas responsables des choix de mise en scène et textes qu’ils ont à jouer…
Marie B.
- Le Cirque des Mirages : effectivement, assez stupéfiant…
- L’Histoire du Communisme racontée aux déments au Collège de la Salle : une dizaine de comédiens (ça change des duos et onemen show) dans une pièce magnifique de Wicniec. Superbe. Réserver : c’est plein…
- À éviter : Vincent Rocca aux Béliers. Réservé aux amoureux de Raymond Devos. Jeux de mots à répétition, sur deux heures, ça fatigue…
Anne-Marie
- Ubu à l’Elysée (15H45 Gilgamesh) Comme à guignol, des marionnettes nous font vivre l’ascension du petit coq Ubu, sénéchal de Hongrie, qui voulait “devenir président et s’acheter une nouvelle Rolex”. En compagnie de Brise Couille Portefeux (ministre de l’ADN et des charters), de Marla Caroni, et du célèbre docteur Coucouche Parterre. Une joyeuse farce qui n’y va pas avec le dos de la louche…
- Fada rive droite (17H45 Gilgamesh) “Divertissement africain à trois fins”. L’Afrique, ses souffrances, ses magouilles,ses marabouts, la pauvreté, la vie qui passe en attendant, en cherchant la bonne combine, la vraie , pour enfin pouvoir foutre le camp et filer en Occident.
- Tous les cinq (19H15 Gilgamesh) Coup de cœur pour ces 5 mimes/comédiens/danseurs. En une succession de courtes séquences ils créent de véritables petits bijoux, condensés d’humanité et de rêve.
- Prova aperta (22H10 Faculté des Sciences) Se veut une fable sur la création artistique qui mêlerait “théâtre contemporain” et commedia dell’arte. Se veut aussi comique. Ah bon ???? Moi j’ai trouvé ça mortellement ennuyeux, pas drôle du tout et exaspérant (mais la plupart des spectateurs avaient l’air ravis !)
Anne L.
Je sais bien que le Festival se termine mais les spectacles tournent et peut-être aurez-vous le plaisir d’en voir certains ….
- Naître à jamais / De Andràs Visky / Mise en scène Gàbor Tompa / Par le Théâtre Hongrois de Cluj, Roumanie / Théâtre des Halles 21h
Spectacle surtitré en Français.
C’est un texte difficile- dans le contenu et la forme- où le personnage principal est Sans Nom, incapable de vivre vraiment car survivant de la Shoah.
Il y a des références à des croyances juives, un peu obscures ( pourtant, l’auteur n’est pas juif) et des questions philosophiques.
De plus, en Hongrois surtitré, ça n’aide pas, a priori.
MAIS la mise en scène est absolument remarquable, les comédiens sont très physiques, certains déplacements sont de vraies chorégraphies. On entend parfois des langues différentes pour la prière.
Le décor est en noir et blanc, avec des cubes, une cabine téléphonique en plexiglas transparent, le sol étant une page d’écriture.
La musique est un élément à part entière du décor.
Il en résulte un visuel très beau, grave et surprenant qui nous emporte et nous séduit.
Gàbor Tompa est un metteur en scène reconnu dans son pays et à l’étranger, ainsi que l’auteur Andràs Visky
Pièce difficile soutenue, révélée par une mise en scène d’une grande recherche, intelligente et esthétique.
Sans aucun doute, dans le OFF, le spectacle le plus original, le plus étrange que j’ai vu.
Un de ceux que l’on n’oublie pas.
- Je veux qu’on me parle (bis) / D’après Calaferte / Mise en scène Alain Timar / Théâtre des Halles 11h
Vous savez toute l’admiration - ô combien méritée – que je porte à Alain Timar, metteur en scène de grand, très grand talent.
Si, j’en ai déjà parlé l’an dernier !!!
Là encore, il étonne, émeut, amuse, fait réfléchir…
Série de pièces courtes et de textes, joués avec jubilation et un entrain communicatif par 3 comédiens inspirés, capables de tout faire, dans n’importe quel registre, en osmose parfaite avec leur metteur en scène..
Les idées de mise en scène, le décor, la musique, les costumes, tout étonne, tout fait sens, et on oscille entre le drôle et le tragique. On écoute, on regarde, on est subjugué, charmé, amusé, choqué, confronté à nos propres contradictions.
“A travers une histoire où l’humour noir le dispute à la dérision, au sarcasme, au blasphème, à l’autodérision mais aussi à la fraternité et au sourire empathique ces 3 frères humains …vont jouer la comédie et la tragédie de la vie” A. T.
À voir absolument ***
- Le Bal de Kafka (bis) / de Timothy Daly / Théâtre des Halles à 14h / Mise en scène : Isabelle Starkier / Avec Sébastien Desjours, Guilaine Londez, Anne Mauberret, Philippe Millat-Carus et Erika Vandelet
Superbe, mise en scène inventive, excellents comédiens, et Kafka, magnifiquement interprété par Sébastien Desjours
Va et vient entre la vie et l’œuvre, le réel et l’imaginaire. La difficulté, la nécessité d’écrire, et le poids de la famille…
Et c’est drôle !!!
Du très bon théâtre…
À voir …
- Ce soir dans votre ville / De Warren Zavatta / Au collège de La Salle 20h
Tout le monde en parle, tout ceux qui sont allés le voir ont aimé. On rit beaucoup, bien sûr, W. Z. a un vrai don pour la scène.
Pas facile de naître dans la grande ”famille” du cirque et d’avoir un grand-père terrible.
Bravo, le descendant s’en sort avec un humour dévastateur et une grande lucidité, on a envie de lui souhaiter beaucoup de bonheur pour la suite.
- La pleurante des rues de Prague / De Sylvie Germain / Adapté et joué par Caire Ruppli / Les Halles. C’est fini ….
Très beau texte, autour d’une idée magnifique.
La comédienne le porte en elle, le restitue avec une grande sensibilité un peu fiévreuse.
Mise en scène sans effet, simple, presque sévère, très intellectuelle…
Et pourquoi pas ?
- Tous les cinq / Gilgamesh
Anne L. a aimé, moi pas mais alors pas du tout !
Tout faisait penser à un gala de fin d’année (d’une école de mimes)
Manque de rigueur dans la gestuelle, quelques idées, oui, mais insuffisant pour faire avaler le résultat insipide.
C’est bien, Anne, nous ne sommes pas toujours d’accord !
J’ajoute un spectacle qui a duré 2 soirs, comme ils vont se produire ailleurs et pour faire vite, je joins le texte de l’AJMi
Je les ai vus, c’était très sympa, les quatre gaillards ayant un vrai plaisir à jouer et à faire participer le public.
- Compagnie “Courir les Rues” / “Courir les Rues” / Chanson cuivrée / les 23 et 24 juillet / 21h30
Distribution : Jean Baptiste Bridon, trompette, chant / Louis Galliot, contrebasse, chant / Olivier Ronfard, accordéon, guitare, trombone, chant / Maxime Tailliez, guitare, alto, chant
Né à Cergy-Pontoise en 2000, ce quatuor s’amuse autant des mélodies que des mots avec des ritournelles non dénuées d’humour qui se sifflotent gaiement, savoureux mélange d’ambiances. « Poétiquement engagé », le groupe pratique un swing cuivré (trompette, trombone), où s’invitent guitares, accordéon, contrebasse, alto.
Les quatre musiciens multi-instrumentistes chantent tour à tour, mettant le public au c¦ur de leur spectacle avec un enthousiasme furieusement communicatif !
Courir les Rues présentera à l’AJMi son deuxième album : « De l’autre côté l’herbe est verte ».
Une soirée chanson énergique, à ne pas manquer.
«Un truc terrible !». Yeah !!
Pour en savoir plus : http://www.myspace.com/courirlesrues & http://www.courirlesrues.com
Passez de bonnes vacances !!!!
Michèle B.
- Les âmes nocturnes (23H La Luna) Une merveille d’humour et de poésie servie par un couple de Pierrots lunaires rattrapés par leurs songes. Un tourbillon de situations fantastiques et absurdes et un feu d’artifice d’images poétiques: lettres de l’alphabet s’envolant des pages d’un livre, couette douée d’une vie propre, oiseau (vrai oiseau) sortant du ventre d’une femme enceinte, Pierrots animés accrochés aux cintres d’une penderie, récital de piano acrobatique “vu d’en haut” etc … Avec en prime un hommage au mime Marceau. Un pur moment d’enchantement.
- Le bal de Kafka (14H Halles) Très belle mise en scène d’Isabelle Starkier pour cette pièce qui nous raconte Kafka : son désir de création littéraire, ses problèmes, ses cauchemars, ses fiançailles, son extrême solitude face à sa famille (qui le pousse à devenir directeur d’usine). Très picturale (mais aussi pleine d’humour) la mise en scène m’a quand même posé un problème : quand donc les créateurs comprendront-ils que losqu’ils font rimer “pénombre” avec “esthétique”, ça rime aussi avec “soporifique” ? Economies d’énergie, d’accord, mais un plateau éclairé c’est quand même pas mal !
- Bernard Azimuth (13H45 Le Cabestan) Digressions en vrac, un mot en entraîne un autre, une idée chasse l’autre …Jeux de langage, jonglage avec les mots, un vrai bazar verbal. Amusant mais inégal.
- Comme d’habitude (18H30 Corps Saints) Histoire d’amour (puis de désamour) au masculin. L’originalité de ce spectacle : tout le texte est uniquement composé de bribes de chansons. Juxtaposées selon un savant montage et “dites” au lieu d’être chantées, elles nous apparaissent sous un jour complètement nouveau. Drôle et touchante histoire d’amour mais le procédé montre quand même ses limites.
- Divins divans (19H Petit Chien) Le divan c’est celui d’un psy chez qui défilent toutes sortes de personnages. Catalogue de névroses diverses et variées qu’Eva Darlan passe au lance-flammes de son humour caustique
- Homme encadré sur fond blanc (12H15 La Luna) Un Buster Keaton magicien qui évolue dans un univers poétique et kafkaïen. Les objets apparaissent/disparaissent avec une maestria stupéfiante et tout (même son propre corps) échappe à son contrôle pour notre plus grand bonheur. Un mime/comédien remarquable pour un spectacle vraiment fascinant.
- Ne pas oublier de (mourir) vivre (15H30 Chien qui fume) Confrontation durant trois années entre un prêtre et une détenue condamnée pour avoir assassiné toute sa famille. Après le temps de l’hostilité et du rejet vient celui de l’attachement… Claire Nebout et Tom Novembre réussissent à installer une belle intensité dramatique.
- Noces de sable (21h15 La Luna) Une romancière en panne devant sa page blanche “engage” un jardinier dont elle espère pouvoir s’inspirer pour son prochain roman. Jolie pièce de Didier Van Cauwelaert sur la création littéraire.
- Projection privée (16H40 Espace Alya) La pièce de Rémi de Vos est une satire sur l’incommunicabilité au sein du couple quand la télé (ses feuilletons-ses pubs- ses séries : Ahhh “Amour Gloire et Beauté” !!!) envahit tout et empêche tout dialogue. Pièce intéressante mais distribution trop inégale.
Voilà, c’est mon dernier compte-rendu. J’espère que cela aura pu aider ceux qui peinaient à se retrouver dans la jungle des presque 1000 spectacles du off et dans les 358 pages du programme (sans parler du In !) Et pour ceux qui n’ont pas pu venir, j’espère qu’ainsi ils auront pu respirer un peu le parfum du festival…
Pour les retardataires, il reste encore demain vendredi et même samedi pour certains théâtres, notamment La Luna, le Bourg Neuf, les Béliers et quelques autres…
Merci à ceux et celles qui m’avaient envoyé leurs commentaires. Rendez-vous l’année prochaine et… bonnes vacances à tous.
Anne L.