Jazz à Saumane

Lundi 28 avril 2008

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Festival “Jazz à Saumane” 2008 - ImproviSade#5
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5ème édition…
en forme de carte blanche à Claude TCHAMITCHIAN,
avec un programme autour de Human Songs…

Saumane en quelques mots…
Un Festival à échelle humaine…
Jazz à Saumane revient et confirme sa convivialité et sa singularité :
1 - Un concert gratuit en ouverture
2 - Tout se déroule en journée, jusqu’au coucher du soleil.
3 - Une nouvelle formule de restauration !

Cinquième édition donc… pour Jazz à Saumane, festival né en 2004.
L’Ajmi, propose trois jours de festivités au Château du Divin Marquis : concerts, rencontres inédites, pique-nique, jeu de boules, expositions, visites du château…
Trois jours conviviaux pour à la fois (re)découvrir le site du château de Saumane et s’offrir à prix attractifs des concerts de musiciens parmi les plus représentatifs de la scène jazz actuelle.

Surprises musicales…
L’ambiance détendue et familiale permet de sensibiliser un public néophyte au jazz d’aujourd’hui. La programmation est également conçue dans un souci de surprendre les amateurs les plus avertis, également séduits par l’ambiance générale.

Vous pouvez également télécharger la plaquette


Une Réponse à “Jazz à Saumane”

  1. Par editor le 7 juillet 2008 à 03:49

    Jazz à Saumane, 6, 7 et 8 juin
    Par Lorraine Soliman - Jazz Magazine - Juillet/Août 2008

    “ImproviSade #5”, lit-on sur le programme de cette 5e édition du festival de Jean-Paul Ricard (directeur de l’AJMI). L’en-tête intrigue le non-initié, mais sur place tout s’explique : l’improvisation prend place dans l’enceinte du château où le Marquis de Sade fit ses premières armes érotiques, dit-on. De plaisirs divins, il est question sur ce sublime site vauclusien. Bien que privé de sa (nouvelle) chanteuse Émilie Lesbros, qui devait faire sonner les mots du dictionnaire, le quartette Fonetic a pu exprimer ses définitions musicales sur un répertoire jazz-rock contemporain tiré à quatre épingle, signé Yann Lecollaire (ss, bcl). Beau travail des timbres, où le vibraphone de Tom Gareil croise en souplesse la clarinette basse, et la guitare de Benoist Bouvot, chez lequel on devine Marc Ducret. Manque encore de “laisser aller”. Claude Tchamitchian, invité d’honneur, nous conte une histoire brûlante avec son Human Song. Autour du contrebassiste-compositeur, sept musiciens unis dans un élan d’insoumission, dont le plus que libre Raymond Boni (g) aux cordes élégamment hispanisantes, et l’alto tendre-abrupt de Daunik Lazro. Deux suites tout en dynamiques exaltantes, sur des métriques complexes, entre balkanisme délié et free lumineux, qui offrent un chassé-croisé de textures magnétiques savamment orchestrées. Le Kami Quintet clôt la soirée. Déjà grands, ils ont un groove, une densité bien à eux : rythmique ardente (Denis Frangulian, elb ; Jérôme Muriez, dm), binôme de cuivre (Bastien Ballaz, tb) et anches (Benoît Meynier, ts/as/ss) confondant d’harmonie, sur un registre jazz-rock ombrageux signé du tout électrique guitariste Pascal Charrier. Pour l’amour du son, il faudrait citer le ténor émancipé de Lionel Garcin et son solo époustouflant, ne pas oublier le duo ultra-sensitif des percussionnistes Denis Fournier et Max Chabrol… Passons. Dans la pinède résonne encore la jubilation collective de Rémi Charmasson (g), Philippe Deschepper (g), Éric Échampard (dm) et Guillaume Orti (as, ss, C melody). En deux improvisations électrifiantes aux sources vagabondes (mêlées d’Afrique quand la guitare imite le gumbri, par exemple), les quatre mènent une danse d’harmonies court-circuitées, admirablement piquées au vif de percussions incisives. Éric Échampard ferait chanter une peau de crocodile, ou de grenouille, même quand ça mouille ! Avec Andy Emler et Claude Tchamitchian, le trio fait taire l’onde. L’intelligence qui lie ces trois-là est exceptionnelle. Tournoiement éclectique de cellules érudites étirées, contrapunctique musclée, variations pulsatives acérées, où la puissance sert de voile pudique jeté sur une fêlure bénie. En un mouvement quasi-perpétuel et sans épicentre, l’écriture florissante d’Emler s’entend sur-le-chant sans que l’on puisse pour autant la qualifier génériquement. Cette musique “n’est pas encore nommée aujourd’hui”, dixit Emler.

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